<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1" ?><rss version="2.0"><channel><title>RSS Club Adalia.com</title><link>http://www.clubadalia.com.fr</link><description>RSS derniers articles de Club Adalia.com</description><copyright>© Club Adalia.com 2007</copyright><language>fr</language><image>	<title>Club Adalia.com</title>	<link>http://www.clubadalia.com</link></image><pubDate>Wed, 14 May 2008 02:41:07 +0100</pubDate><item><title>GESTION DU RISQUE FUSARIOSE SUR MAÏS</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=243</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=243</guid><pubDate>Tue, 13 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate><description>Des interactions ont été mises en évidence entre les blessures causées par les insectes et la pénétration par les Fusarium « moniliforme » (responsables de la production de fumonisine) dans l‘épis de maïs. La lutte contre les insectes foreurs du maïs, particulièrement la pyrale Ostrinia nubilalis en supprimant les voies de pénétration de Fusarium est un des facteurs-clés de la maîtrise du risque de fusariotoxines. D’après ARVALIS-Institut du végétal la lutte n’a pas besoin d’être généralisée, elle doit être centrée sur les semis tardifs et les variétés tardives dans un secteur à risque élevé. Les autres critères de risque retenus sont la date de récolte, la sensibilité variétale et la gestion des résidus de récolte. Ces derniers doivent être broyés finement et enfouis rapidement après la récolte, ce qui réduit jusqu’à 95% la population d’insectes foreurs. Pour toutes les mycotoxines la date de récolte a un effet déterminant, ce qui se constate si la récolte est retardée ou tardive et ARVALIS conseille donc de ne pas récolter après le 1er novembre. Par ailleurs cet Institut a caractérisé la sensibilité de 287 variétés de maïs à la fusariose et préconise de choisir une variété adaptée à la région, associée à un objectif de récolte précoce.
Une grille de risque a été proposée en Italie par le Pr. Amadeo Reyneri à la suite d’expérimentations ayant mis en évidence sur le maïs grain alimentaire le rôle de l’itinéraire technique dans la maîtrise du risque de fusariotoxines. Les itinéraires techniques sont classés en 4 niveaux de risque : risqué, moyen, correct et attentif, selon les choix définis pour la date de semis, la densité de semis, le niveau de fertilisation azotée et la lutte contre la pyrale. Les meilleurs résultats dans la gestion du risque sont obtenus pour un semis en mars, à densité normale avec une fertilisation azotée équilibrée et une lutte contre la pyrale. A contrario l’itinéraire le plus risqué cumule les semis tardifs avec des densités fortes, une fertilisation azotée élevée et l’absence de lutte contre la pyrale.

 Source :Petit N., LMA, n°378 (16/04/2008). 
http://www.terre-net.fr/outils/fiches/FicheDetail.asp?id=47204
  
</description></item><item><title>UNE TECHNIQUE POUR GARANTIR L’ABSENCE D’OGM DANS LE RIZ NON GM</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=242</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=242</guid><pubDate>Tue, 13 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate><description>C’est l’équipe de chercheurs du Pr. Shen Jicheng de l’université de Zheijang en Chine qui a développé et breveté cette méthode. Le riz génétiquement modifié (GM) est rendu sensible à un herbicide la bentazone, en étiquetant le transgène intéressant (objet de la modification génétique primaire) avec une « boite d’interférence » RNA, qui supprime l’expression de l’enzyme de détoxification de la bentazone. Le riz GM devient ainsi sensible à la bentazone, mais reste tolérant au glyphosate. Les cultures de riz conventionnel sont alors désherbées à la bentazone ce qui supprime les éventuelles contaminations par le riz GM ; 

Source : BA Chine, n° 47 (28/03/2008), Ambassade de France en Chine.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53740.htm
</description></item><item><title>LES AVERTISSEMENTS AGRICOLES DE LA PROTECTION DES VÉGÉTAUX SONT SUPPRIMÉS</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=241</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=241</guid><pubDate>Tue, 13 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate><description>Ces avertissements existent depuis longtemps, plus de 60 ans dans la viticulture, et les bulletins fournissaient des renseignements sur l’évolution tout au long de l’année des maladies, ravageurs et autres nuisibles aux cultures aux Chambres d’agriculture, Instituts techniques et agriculteurs. La protection des végétaux les perfectionnait sans cesse et diffusait des conseils harmonisés à l’échelle nationale dans l’optique d’une protection raisonnée et intégrée, permettant de limiter l’usage des pesticides, gérer les résistances, préserver les auxiliaires, promouvoir les méthodes alternatives de lutte… Selon le ministre il s’agit de recentrer chacun sur ses missions fondamentales : Services régionaux de la protection des végétaux, Fédérations régionales de défense contre les ennemis des cultures et d’autres partenaires. La protection des végétaux s’orienterait vers une activité de validation des conseils phytosanitaires et de définition de « bonnes pratiques » (conseils écrits, obligation pour le conseiller d’appartenir à un réseau d’observateurs de terrain…), cela dans l’optique de la professionnalisation des métiers de la distribution et du conseil phytosanitaire autour d’un objectif de certification. Les conseillers des chambres d’agriculture sont perplexes car ils craignent que les avertissements agricoles s’effacent au profit de conseillers privés liés à des distributeurs phytosanitaires, alors que l’on veut donner la priorité à une agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement. Il est clair pour certains que l’Etat se désengage financièrement et que les agriculteurs devront probablement « mettre la main à la poche ». Une réflexion serait en cours à la Protection des végétaux pour trouver les moyens de continuer à assurer, avec des partenaires cette mission de surveillance et d’information indépendante. (Ndlr : Le nombre d’abonnés aux avertissements agricoles est très insuffisant, une possibilité logique de financement serait d’introduire dans les cahiers des charges des signes de qualité des productions végétales l’obligation de souscrire un abonnement aux avertissements agricoles, ce qui porterait à plusieurs centaines de milliers le nombre d’abonnés : une idée à creuser). 

Source : Mél viticole n°15 (18/03/2008)
http://www.viti-net.com/Outils/Fiches/FichesDetail.asp?id=46421
</description></item><item><title>OPÉRATION « PARLONS AGRICULTURE » DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=240</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=240</guid><pubDate>Tue, 13 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate><description>Dans sa présentation le Ministre de l’agriculture Michel Barnier a déclaré : « L’agriculture est de retour. Non qu’elle ait disparu, mais elle semblait s’éloigner des préoccupations quotidiennes de la plupart de nos concitoyens. Cette insouciance relative est le signe d’une réussite exceptionnelle : celle de la PAC qui a permis aux Européens d’assurer leur sécurité alimentaire et à la France d’avoir une des agricultures les plus dynamiques et les plus performantes du monde ». L’agriculture demeure un des pivots de la compétitivité de notre pays et une spécialisation solide de notre appareil productif. Elle est un enjeu de société et doit se donner les moyens de répondre aux défis de ce siècle. L’agriculture de demain est une des composantes essentielle d’une croissance durable et territorialement équilibrée, préservant les ressources de la terre. Elle sera l’une des clés de ce que l’on appelle l’éco-croissance. 
La France, qui va prendre la présidence de l’Union européenne, se doit de contribuer à défricher l’avenir commun et ce n’est pas que l’affaire d’experts, mais aussi celle des agriculteurs, professionnels, représentants de la société civile, responsables politiques et simples citoyens. Les 3 rencontres, organisées à Paris et à Bruxelles, vont débattre autour des interrogations suivantes :
-Qu’est-ce qu’on mange ? (25 avril 2008, Paris). Avec un grand témoin : Claude Fischler, sociologue au CNRS. L’enjeu est de manger mieux et les politiques publiques de demain auront à relever le défi de la qualité, la diversité et l’accessibilité pour tous et de lier alimentation de qualité et agriculture durable. Des sujets brûlants ont été débattus : OGM, clonage, « malbouffe », phytosanitaire, faut-il avoir peur ? Bien manger implique un engagement quotidien qui n’oublie pas l’agriculture.
-Quelle agriculture pour demain ? (21 mai, Paris). Grand témoin Joël de Rosnay, président exécutif de Biotics international. L’agriculture à l’horizon 2030 sera le sujet abordé. Produire mieux selon les nouveaux défis et les attentes de la société dépendra largement de la contribution et des progrès de la recherche permettant de réduire la pollution et l’appauvrissement des ressources. Il est évoqué « une agriculture écologiquement intensive » (Ndlr : formule qui semble antinomique). Mais en définitive : à qui appartiendra la campagne ? 
-Qui va nourrir le monde ?  (3 juillet 2008, Bruxelles). Grand témoin : Eric Orsena, romancier et académicien français. On reparlera de la finalité première de l’agriculture : nourrir la planète, donner à chaque peuple les moyens de sa souveraineté alimentaire. Pour cela l’agriculture sera-t-elle un moteur de la croissance et du développement et quelles seront les gouvernances pour les agricultures ? 
« En Europe nous avions peu à peu perdu la mesure et la conscience des nécessités et des réalités de l’agriculture ». La démarche n’a pas la prétention d’apporter des réponses toutes faites ou de donner des leçons, son ambition est de contribuer à défricher l’avenir.

On peut suivre le déroulement de la première rencontre sur le site du ministère de l’agriculture :
http://agriculture.gouv.fr (Cliquer sur Parlons agriculture dans l’encadré WebTV et du Ministère de l’agriculture et de la pêche, puis sur Parlons agriculture 28 avril 2008 : Qu’est-ce qu’on mange ?)

Source : http://www.parlonsagriculture.com  (pour en savoir plus et dialogues)
</description></item><item><title>LE CONTRAT D’OBJECTIF DE L’INSTITUT NATIONAL DE L’ORIGINE ET DE LA QUALITÉ (INAO)</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=239</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=239</guid><pubDate>Tue, 13 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate><description>Les signes d’identification de la qualité et de l’origine sont : label rouge, appellation d’origine, indication géographique protégée, spécialité traditionnelle garantie, agriculture biologique. L’INAO, qui a été créé le 1er janvier 2007, voit ses missions rénovées  et élargies par ce contrat d’objectif de 3 ans, qui se déclinent selon 8 axes :
1-Rendre pleinement opérationnel le nouveau cadre harmonisé de développement des signes d’identification de la qualité et de l’origine (reconnaissance des Organismes de Défense et de Gestion -ODG-, chargés d’élaborer les cahiers des charges et les plans de contrôle et d’inspection, indépendance de ces organismes, simplification des procédures, suivi par un tableau de bord permanent des demandes de reconnaissance et des modifications des cahiers des charges, redéploiement des ressources humaines vers les missions essentielles de l’INAO, notamment la délimitation des aires géographiques des AO et des IGP.
2-Renforcer l‘efficacité et la crédibilité des contrôles (organismes indépendants accrédités COFRAC selon la norme EN 45011 ou organismes d’inspection selon la norme ISO 17 020, et toute une série de mesures concernant la fréquence, la nature et la supervision des contrôles).
3-Simplifier, moderniser et rendre plus efficace l’action de chacun dans le cadre d’une meilleure maîtrise des coûts (procédures simplifiées, organiser des échanges avec les ODG et les organismes de contrôle, informations partagées sur Internet avec guides de procédure et télé-déclaration, numérisation et partage des archives, transparence et coût des procédures, réduction charge administrative).
4-Modifier les compétences internes autour des nouvelles priorités et optimiser le fonctionnement de l’Institut (abandonner le contrôle du premier niveau au profit de celui de second niveau, faire évoluer les métiers, plan de formation renforcé, redéploiement des moyens, réorienter les ressources humaines vers l’instruction des demandes de reconnaissance, la délimitation, la communication et la promotion des concepts, la protection et la coopération internationale, renforcer la sécurité juridique).
5-Mieux promouvoir les concepts et diffuser plus largement les informations utiles aux différents acteurs (redéploiement rapide des moyens humains et mobilisation des agents des service locaux pour faire mieux connaître les signes, promotion des signes et communication avec des outils appropriés notamment des supports à destination du grand public, développement du site Internet pour professionnels et grand public, formation dans les domaines spécifiques à l’INAO avec un développement d’outils pédagogiques).
6-Valoriser la dynamique des pratiques et les évolutions des cahiers des charges au regard des attentes de la société  (par renforcement des cahiers des charges pour une meilleure lisibilité et transparence des engagements pris par les acteurs économiques vis-à-vis des consommateurs notamment des  caractéristiques environnementales, affirmation des axes fondamentaux qui président à la reconnaissance des signes et à leur évolution, rapport annuel par signe et par filière,  inscription des signes dans des démarches de développement durable, développement du mode de production biologique au titre du plan d’action « agriculture biologique : horizon 2012 », possibilité de rendre obligatoire des mesures en faveur de l’environnement).
7-Mieux évaluer la politique de l’origine et qualité et renforcer les bases scientifiques et techniques (en évaluant les résultats prenant en compte la création des valeurs, créant des outils de suivi de cette politique des signes rassemblant toutes les données générales accessibles à l’administration, ODG, OC et autres partenaires, évaluant globalement cette politique et en maîtrisant la capacité d’évolution techniques des produits en collaboration avec les organismes professionnels et scientifiques, mettant en place un comité scientifique et technique qui établira dans ces domaines un rapport annuel).
8- Renforcer la protection des signes et développer les actions de coopération internationale (diversifier la coopération juridique et technique, formation des cadres locaux, jumelage des organisations, coopérer avec l’Agence pour le développement de la coopération internationale dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux -GIP-, collaborer avec l’Institut national de la propriété industrielle -INPI- afin de développer une action préventive du risque d’usurpation auprès des opérateurs économiques d’amont, établir un outil de doctrine en matière de protection des aires d’appellation).

Source : http://www.inao.gouv.fr/repository/editeur/pdf/INAO_info/les8axesducontratobjectifs.pdf
</description></item><item><title>LA BIODIVERSITÉ : L’AUTRE CHOC ? L’AUTRE CHANCE ? (SUITE)</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=238</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=238</guid><pubDate>Tue, 13 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate><description>La biodiversité est un atout pour l’humanité car les menaces (crise énergétique, changement climatique) imposent une forte inflexion de notre modèle de développement économique. Dans ce contexte l’utilité de la biodiversité doit être considérée dans une double approche : faire un usage durable des biens et services qu’elle nous propose, faire de la biodiversité un des supports du nouveau modèle de développement, ce qui est novateur. Les 2 axes de recherche qui en découlent sont : l’identification et la rémunération des services rendus par les écosystèmes et l’exploration d’un réservoir de biens qui pourront être une des boites à outils de la quatrième révolution industrielle.
La valorisation des services écologiques. Les apports sont très diversifiés et leurs fonctions essentielles ne sont pas toujours perceptibles et reconnues. Il s’agit de services sanitaires, agronomiques et écologiques. S’agissant des premiers les écosystèmes jouent un rôle de contention et d’inhibition des pathologies graves pour l’homme, qui apparaissent lorsqu’ils sont détruits (cas des vecteurs de maladies). Les services agronomiques sont : la pollinisation et dans les pays développés les abeilles domestiques et sauvages ainsi que les bourdons sont des sentinelles de la dégradation progressive des écosystèmes, leur situation actuelle est préoccupante. Les autres apports agronomiques sont diversifiés, leur diminution se traduisant par exemple par des chutes de rendement.
La biodiversité est un facteur de productivité agricole (production totale, corrélation entre le nombre d’espèces herbacées et la biomasse produite), c’est aussi un facteur de dépollution, un support de résistance aux modifications de l’environnement, la biodiversité des écosystèmes est une mémoire de réussite. C’est un mécanisme de limitation des ravageurs, l’introduction de feuillus dans les plantations de conifères en est un exemple. Des services hydrologiques sont aussi rendus, comme les systèmes bocagers qui limitent la rapidité d’écoulement des eaux et les crus, les marais les préviennent également. La prise en considération de ces facteurs a fait émerger depuis 2 décennies une ingénierie écologique, c’est ainsi que les travaux de génie écologique ont permis de restaurer de manière plus durable et moins coûteuse les berges de l’Isle.
Tous ces services sont insuffisamment reconnus par l’économie car, bien que facteurs de production indispensables, ils étaient indirects et gratuits ! Il est donc nécessaire de réinsérer les services écologiques dans le calcul économique et de tirer les conséquences de cela dans les politiques publiques qui les concernent directement. Les économies externes sont très importantes et les services rendus gratuitement ont été évalués comme l’équivalent d’un produit intérieur mondial. Les instruments permettant de les quantifier financièrement et donc de les réintégrer dans les équations de prix existent : coûts comparatifs de maintien, de remplacement, organisation de la rareté. Il est donc du ressort de la puissance publique d’organiser par anticipation leur prise en compte, avant un renchérissement du à la rareté, pour cela les politiques publiques doivent être réorientées. Il s’agit du renforcement de la PAC en faveur de la protection des écosystèmes, la hausse des prix des céréales pourrait avoir des effets contradictoires sur cette politique vis-à-vis de la biodiversité (mesures agro-environnementales [MAE], suppression des jachères). Le découplage des aides va dans le sens du soutien aux petites exploitations mieux à même de maintenir la biodiversité. Il existe des marges de renforcement et d’amélioration, d’autres mesures sont avancées. Les mesures agro-environnementales révèlent à la fois une carence de conception (déconnexion entre soutien des prix agricoles et encouragement à l’agriculture raisonnée) et des défauts d’application (biodiversité à protéger définie de manière imprécise et cohérente, complexité du système). Des exemples de propositions de l’INRA non suivies par la filière agroalimentaire sont donnés (à la place du maïs culture du sorgho qui permet des économies d’eau pour un résultat comparable, blé rustique à bas niveau d’intrants….). La politique hydrologique bénéficierait de la restauration des écosystèmes (plus de ressources, limitation de la destruction des systèmes aquatiques). Les épisodes de sécheresse aiguisent les conflits pour l’eau. Pour renforcer l’efficacité des MAE il faudrait mieux exploiter 3 pistes : le principe du pollueur-payeur, la gestion des conflits d’usage (bassin versant), la constitution de parcs hydrologiques naturels supportés par tous les usagers de l’eau.
La biodiversité une des boites à outils de la 4ème révolution industrielle. Beaucoup de procédés industriels (souvent physico-chimiques) que nous mettons en œuvre sont dispendieux en matière première, coûteux en énergie et insuffisamment sélectifs. Alors qu’à l’opposé l’évolution produit des systèmes biologiques plus sophistiqués que les artéfacts humains, pour répondre aux pressions de sélection. La mémoire de réussite que constitue la biodiversité du vivant doit conduire à une industrie basée sur la biologie et la biotechnologie qui, jointe à la montée des nanotechnologies, sera un des ressorts de la prochaine révolution industrielle. Les 2 grands chantiers identifiés sont les produits biotechniques et les bio-énergies. La démarche scientifique et industrielle plus systématique vise à analyser les propriétés complexes des matériaux composites et des processus biologiques du vivant pour les détourner à des fins industrielles en utilisant soit le biomimétisme, soit la bio-inspiration. Des exemples sont cités de matériaux adaptatifs reproduisant les propriétés du vivant. La bio-inspiration est une utilisation de molécules naturelles pour produire des artéfacts que le vivant ne produit pas, car l’évolution ne l’a pas « commandé ». Ces disciplines souffrent d’un sous financement de la recherche et du manque de liens avec l’industrie, contrairement à ce qui se passe en Allemagne. La nouvelle usine du vivant dans le ½ siècle intégrera les avancées des recherches sur les biotechnologies pour une production aussi diversifiée que celle de l’industrie actuelle. Les biotechnologies industrielles sont plus économes en énergie et plus précises. Les auteurs du rapport citent quelques unes des premières réalisations et brossent un  tableau des perspectives. Ils présentent aussi les interrogations sur la bio-prospection dont les propriétés sont partiellement exploitées (médicaments liés à la mer par exemple et 50% de la pharmacie provient de la diversité du vivant). Mais les équations économiques sont incertaines, au moins dans le domaine pharmaceutique. La convention sur la biodiversité, ratifiée par 168 pays, a cherché à trouver un équilibre entre droit de breveter et souveraineté des Etats sur la biodiversité qu’ils hébergent. Mais cette base juridique a conduit à des attitudes allant du laisser-aller facilitant le bio-piratage à l’interdiction stricte.

Dix propositions pour aller plus loin que le « Grenelle de l’environnement. Elles seront soumises au groupe de suivi pour la préparation par le Parlement de la future loi sur l’environnement, cela parce que 3 dimensions très importantes de la préservation des écosystèmes n’ont pas été clairement mises en évidence dans les conclusions du « Grenelle de l’environnement » :  l’aspect international de la question, la réinsertion des services et utilités fournis par la biodiversité dans le calcul économique, le rôle de la science et de la technologie pour les écosystèmes de la planète et en faire un support de l’évolution de notre mode de développement vers la durabilité.
1-Intégrer la biodiversité dans la mondialisation. Pour cela il faut unifier les gestions internationales (FAO, OCDE, UNESCO….) de la biodiversité, en vue d’une organisation des Nations unies spécialisée dans les problèmes de l’environnement (évaluation de l’évolution des écosystèmes et plantes, unifier le droit international, agence de moyens), valoriser la biodiversité dans les mécanismes de la mondialisation (protection de la forêt tropicale et CO2, taxe sur les échanges internationaux de produits non certifiés, multiplier les échanges dette/nature).
2-Activer les efforts de l’Union européenne. (Moratoire sur les biocarburants après 2012, renforcer le pilier environnemental de la PAC, amplifier les efforts de recherche sur le réchauffement climatique, labellisation européenne des produits issus de la biodiversité, réforme de la politique européenne des pêches).
3-Mettre en phase la parole et les pratiques de la France. Si la parole internationale de la France sur l’environnement est forte, la pratique interne est faible. Plusieurs actions augmenteraient notre crédibilité : recenser et protéger la faune ultramarine, appliquer les accords internationaux conclus par la France, renforcer nos efforts dans certains domaines de coopération internationale, étayer et élargir notre dispositif de conservation des ressources génétiques cultivables (offres du catalogue, gérer par le Bureau des ressources génétiques un répertoire des semences anciennes hors certification des obtentions végétales ouvert à tous).
4-Eriger la biodiversité en priorité de recherche. Renforcer l’identification de la biodiversité des espèces et écosystèmes, activer la mise en œuvre des technologies et le contrôle de la protection de la biodiversité, valoriser les enjeux scientifiques et économiques de la biodiversité (ingénierie écologique, recherches sur le bio-mimétisme, la bio-inspiration, créer un Institut Carnot scientifique pour les biotechnologies).
5-Adapter la fiscalité à la valorisation de la biodiversité (réduire la pression fiscale sur les milieux naturels, promouvoir l’agriculture biologique, ralentir l’étalement urbain, inciter à la restauration des milieux, inclure dans l’attribution de la Dotation globale d’investissement (DGI) un critère biodiversité).
6-Insérer les services rendus par les écosystèmes dans le calcul économique. Rémunérer les économies externes produites par les écosystèmes et sanctionner leur destruction (Service écologique de filtration et régulation du débit des eaux, instaurer progressivement le principe pollueur-payeur). Créer un marché de compensation des atteintes aux milieux naturels en améliorant la loi de juillet 1976 sur l’environnement.
7-Aménager durablement le territoire. La mise en place d’une « conditionnalité environnementale » dans l’établissement des contrats impactant l’aménagement du territoire est préconisée, de même qu’une « trame verte » et un cadre de références nationales ainsi que des compétences régionales, une planification écologique opposable aux documents d’urbanisme.
8-Lancer un programme de redensification urbaine. Il s’agit de répondre ainsi à la demande de logements neufs et d’éviter le mitage des espaces naturels.
9-Anticiper le changement climatique et en atténuer les effets. Nommer au Ministère de l’écologie un délégué au changement climatique, modéliser les effets. Créer des corridors de migration avec la trame verte et expérimenter l’implantation des essences forestières adaptées. Augmenter la capacité d’identification et d’éradication des espèces invasives exotiques dont l’extension va être facilitée par le changement climatique. La mission de gérer ce réseau pourrait être confiée à l’Institut français de la biodiversité (IFB).
10-Définir un nouveau contrat social avec les agriculteurs. Faire évoluer ses missions selon 2 exigences contradictoires : maintenir l’effort de productivité et limiter les dégâts tout en renforçant son assise qui risque d’être remise en cause (dégradation des sols, bio-résistances, prix des intrants…).

La mise en oeuvre d’une agriculture de précision qui épouserait et optimiserait les processus naturels (sélection phénotypique, recherche de pratiques culturales plus précises) est préconisée. Il est proposé de demander à l’INRA et au Cemagref de rendre un rapport sur l’état des recherches dans ce domaine, les expériences à mener et les étapes d’une généralisation.
Il est nécessaire d’accroître le rôle des agriculteurs dans la protection des écosystèmes car les MAE du second pilier de la PAC n’y ont que modestement contribué (10% du montant total de la PAC), avec une mise en œuvre à éclipse (pas d’encouragement à la modification des assolements). Il est suggéré de réduire ces lacunes et insuffisances par des contrats collectifs à des groupes d’agriculteurs sur 5 ans comme condition d’attribution des aides individuelles. Cela aurait pour effet de : assurer une continuité territoriale et une cohérence d’application des MAE, diminuer le coût individuel de transaction de ces MAE, regrouper les aménités environnementales obtenues sur un territoire (haies, couverts herbeux, prairies, généralisation aux assolements…) en « unités de biodiversité », négociables sur le marché des compensation qu’il est par ailleurs proposé de créer.    
Cette politique, qui dépend de la redéfinition du règlement agricole après 2013-2020, n’aura d’effet qu’à condition que l’attribution des aides de toute nature prohibe la destruction des milieux naturels par l’agriculture, où prévoit que cette destruction soit compensée par une restauration de milieux (éventuellement négociable en crédits biodiversité). 

Source : Laffitte P. et Saunier C., Sénateurs, 12/12/2007. Rapport sur les apports de la science et de la technologie au développement durable, Tome II : « La biodiversité : l’autre choc ? l’autre chance ? », 191p
http://www.senat.fr/rap/r107-121-syn.pdf
</description></item><item><title>LA FILIÈRE PROTÉAGINEUSE FRANÇAISE : QUELS DÉFIS POUR LA RECHERCHE?</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=237</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=237</guid><pubDate>Tue, 13 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate><description>Dans le cadre du Salon de l’agriculture de février 2008 l’INRA (groupe filière protéagineux) a organisé une rencontre sur les défis et objectifs de la recherche sur les protéagineux. Les espèces protéagineuses (pois, féverole et lupin) ont un rôle important à jouer pour construire une agriculture durable et répondant aux attentes de la société dans les domaines économiques, environnementaux, énergétiques et alimentaires. Leurs graines, riches en protéines et de bonne valeur nutritionnelle, peuvent contribuer à réduire la dépendance européenne des élevages à l’égard des importations de tourteaux de soja, de plus elles peuvent être valorisée pour l’alimentation humaine et d’autre utilisations. Leur culture, qui intègre des préoccupations de durabilité (diversification des rotations, réduction de la fertilisation par la fixation symbiotique de l’azote de l’air), ne couvre cependant que 5% de la surface agricole en Europe, contre 15-25% hors Europe. 
Le partenariat étroit entre l’INRA et l’Union interprofessionnelle de plantes riches en protéines (UNIP) qui est engagé va de la définition des questions de recherche aux actions de transfert. Il y a maintenant 30 années que l’INRA, l’UNIP et les Instituts techniques, coopèrent pour le développement des cultures de protéagineux et dès la fin des années 70 les bases du développement des pois protéagineux, féverole et lupin, ont été établies. Les bases de référence de la valeur alimentaire des protéagineux ont été établies et actualisées par des études impliquant tous les acteurs (INRA, Instituts techniques, Fabricants d’aliments du bétail et les firmes de services) et un programme européen ponctuel (PEA-ECLAIR). De même une démarche participative a groupé l’INRA, les sélectionneurs privés, et conduit maintenant des programmes de sélection forts avec des méthodes modernes (sélection assistée par marqueurs moléculaires). Une collaboration internationale est aussi développée dans le cadre de l’Association européenne de recherche sur les protéagineux (AEP) où l’INRA, leader incontesté, et l’UNIP participent à de nombreux projets, en particulier le programme Grain legume integrated project  (GLIP) sur la génomique et la génétique. Tous ces travaux de recherche-développement sont indispensables et s’inscrivent dans une contribution aux challenges du monde agricole (agriculture durable, contribution des protéagineux aux questions environnementales, développement du concept de production intégrée proche d’une démarche filière).
De nouveaux marchés potentiels à plus forte valeur ajoutée pour les protéagineux émergent. La principale utilisation des graines de protéagineux est aujourd’hui l’alimentation animale, même si la part de ces productions (pois protéagineux, féverole, lupin) dans le marché est très limitée. Ce débouché à faible valeur ajouté est très important pour la production française, mais menacé par les faibles coûts et la plus grande disponibilité des produits riches en protéines (tourteaux d’oléagineux et soja) et les cours mondiaux très fluctuants du blé et du soja. Il convient donc de développer d’autres marchés potentiels à plus forte valeur ajoutée, relatifs à l’alimentation humaine (effets sur la santé, bases pour l’industrie). Pour ces usages l’exportation des graines de protéagineux vers l’Asie offre des marchés prometteurs. Dans le domaine des utilisations non alimentaires les amidons de pois présentent un intérêt particulier pour la préparation de matériaux solides et la chimie verte. Pour développer ces marchés il faut des graines dédiées à la consommation humaine, au fractionnement industriel en protéine, amidon et fibres et pour adapter les biopolymères aux usages alimentaires et non alimentaires.
De nouvelles opportunités d’utilisation des protéagineux en alimentation animale, qui est leur principal débouché, s’ouvrent avec l’envolée du cours des céréales et l’accroissement de la disponibilité des sous produits des biocarburants (tourteaux de colza, drèches de distillerie). Mais la relance de la production de protéagineux ne peut se justifier sans  un maintien, voir un accroissement de leur compétitivité, en alimentation animale. Pour les monogastriques les volailles, plus exigeantes en protéines que le porc, pourraient valoriser les pois à teneur en protéine plus élevée, voir les féveroles. L’amélioration porterait aussi sur la teneur en facteurs anti-nutritionnels et sur une meilleure digestibilité. Le double lien du cours du pois avec ceux des céréales et des tourteaux de soja n’obère pas une augmentation simultanée des prix des uns et des autres. Bien que les sous-produits des biocarburants soient surtout destinés aux ruminants, on devrait apprendre à les utiliser en plus grande quantité pour les monogastriques, car selon certaines simulations l’association des pois aux tourteaux d’oléagineux serait économiquement favorable. Dans le nouveau contexte du marché des matières premières, c’est le faible niveau de la production et non le marché qui constitue le frein majeur à l’utilisation des protéagineux en alimentation animale.
Les services écologiques des protéagineux sont à la base des systèmes de cultures durables. Au développement des surfaces de légumineuses dans les années 80 en France a succédé un sérieux ralentissement dans les années 90, à cause des réformes de la PAC, d’une maladie tellurique (Aphanomyces), des faibles progrès des rendements et de leur forte variabilité (pour le pois surtout du au stress hydrique). L’insertion des légumineuses dans les successions des cultures offre de nombreux avantages environnementaux liés à leur capacité de fixation de l’azote atmosphérique, permettant de réduire significativement l’utilisation d’engrais azoté sur la culture et sur la suivante et d’énergie fossile liée à la fabrication de ces engrais. Elles réduisent aussi l’émission de gaz à effet de serre (GES) par l’absence d’apport d’azote. Elles diminuent le développement des mauvaises herbes, des maladies et des ravageurs fréquemment observé dans les rotations dominées par les céréales et le colza. Elles requièrent moins d’eau que les autres cultures d’été. Mais les agriculteurs ont pris l’habitude de raisonner les décisions à l’échelle d’une culture, plus qu’à celle de la rotation, à cause de l’absence d’indicateurs leur permettant de réaliser des diagnostics sur leurs pratiques pour en mesurer les impacts. De plus, la volatilité des prix et les évolutions des politiques publiques, fragilisent les raisonnements à long terme. Il n’y a pas de lien assez direct entre bénéfices environnementaux et profits économiques pour les agriculteurs, bien que la PAC ait tenté de les soutenir dans ce domaine. Les systèmes de cultures les plus répandus en France ces dernières années ont montré leurs limites avec la responsabilité de l’agriculture dans la pollution des eaux souterraines et de l’air. De nouveaux modes de conduite des cultures sont à inventer pour réduire les impacts environnementaux tout en maintenant la compétitivité des exploitations agricoles. Les données actuelles : réduction de l’usage des pesticides, crise de l’énergie, réduction de l’utilisation des ressources non renouvelables, augmentation des gaz à effet de serre, motivent la mise en place de systèmes plus durables. Face à ces enjeux les protéagineux offrent de nombreux services écologiques, qui devront être davantage valorisés par la construction de nouveaux modes de conduite plus durables, en concertation étroite entre agriculteurs, acteurs du développement, acteurs de l’environnement, pouvoirs publics. C’est cette construction que la recherche souhaite promouvoir dans les programmes lancés au niveau national et européen.       

Sources : INRA (Duc G. et al, 2008. La filière protéagineuse française : quels défis pour la recherche ? Les rencontres INRA – Filières.Paris, Salon de l’agriculture (28/02/2008), Résumé des intervention

http://www.inra.fr/audiovisuel/a_la_une/rencontre_filieres_vegetales_la_filiere_proteagineuse_française
</description></item><item><title>LES PRAIRIES RÉÉQUILIBRENT LA BALANCE ENVIRONNEMENTALE</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=236</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=236</guid><pubDate>Tue, 13 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate><description>Sans l’élevage des bovins et des ovins nous n’aurions pas en France une telle couverture de prairies. L’herbe utilise le carbone de l’air (CO2) pour produire, grâce à la photosynthèse, la matière organique nécessaire à sa croissance et les prairies stockent ainsi autant de carbone que les forêts. Selon l’Institut de l’élevage cela compense entièrement les émissions de GES des élevages. Les prairies permanentes, jamais labourées et quasi naturelles, jouent un rôle de filtre pour les eaux et préservent leurs qualités jusqu’à la nappe phréatique. Les risques d’entraînement des particules du sol et des molécules polluantes vers les cours d’eau sont ainsi réduits. Les prairies sont composées de nombreuses espèces végétales qui procurent des habitats et servent de nourriture à de nombreux organismes (mammifères, oiseaux, insectes…), de plus elles sont favorables au développement des vers de terre et des microorganismes du sol, tout cela contribue à la conservation d’une importante biodiversité. Enfin elles jouent un rôle dominant dans la structuration du terroir pour les élevages, créant des paysages extrêmement variés dans lesquels elles s’intègrent avec leurs aménagements (haies, points d’eau, arbustes, bosquets, clôtures et mûrs…).  

Source : http://www.campagnesetenvironnement.fr/article.php?id=1866&amp;nid=1 
(CIV=Centre d’information des viandes, 28/02/2008)
</description></item><item><title>MYCOTOXINES SUR CÉRÉALES : NOUVELLES FUSARIOTOXINES ET NOUVEAU RISQUE SANITAIRE</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=235</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=235</guid><pubDate>Tue, 13 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate><description>Sept espèces de champignons de Fusarium peuvent produire des mycotoxines sur céréales : Fusarium graminaearum et F. culmorum qui produisent les  mycotoxines Trichotécénes B DON, NIV et Zéaralénone, F. langsethiae et F. sporotrichioides pour les Trichothécénes A T2 et HT2, F. verticilliodes et F. proliferatum pour les Fumonisines (B1, B2). De plus F. poae peut aussi produire les DON et T2 et HT2. Les limites maximales de teneurs en mycotoxines DON, Zea et Fumosinines, fixées réglementairement par la Commission européenne, ont été appliquées sur céréales en 2006 et maïs en 2007. En France ARVALIS-Institut du végétal a expérimenté et établi une grille de risque et des recommandations sur les bonnes pratiques destinées à éviter les contaminations de ces mycotoxines et/ou à les contenir dans les limites réglementaires (voir l’information dans la rubrique « Protection intégrée » de ce numéro).
Mais, à partir de 2003 on a commencé à détecter les mycotoxines T2 et HT2, sur les orges de brasserie, dont 100% ont été ensuite contaminés en 2007, avec moins de cultures avec DON et davantage avec T2, HT2, avec une modification des espèces de Fusarium impliquées, F. langsethiae ayant été découvert il n’y a pas très longtemps. Cette espèce est régulièrement observée sur les céréales du nord de l’Europe, surtout sur avoine qui est l’espèce la plus sensible, le blé et l’orge étant aussi touchés. Lors du 5ème Forum sur les mycotoxines, organisé en janvier 2008 à Bruxelles par la Commission européenne, plusieurs interrogations ont été soulevées. Les enquêtes ont montré qu’il n’y avait pas de lots contaminés à la fois par les DON et par T2, HT2 : les conditions optimales de développement sont elles différentes, où alors les spores des espèces responsables de l’émission des T2 et HT2 sont elles émises plus tard, où bien encore y a-t-il d’une compétition entre les espèces de Fusarium ? S’agissant de l’orge, celui de printemps est plus contaminé que celui d’hiver et que les blés tendre et dur. Les précédents céréales à paille semblent plus contaminés  que les autres et le recul manque sur l’effet du travail du sol, en particulier le labour. Il y a donc un réel déficit de connaissances car il s’agit aussi de vérifier si les pratiques destinées à limiter les DON ne favoriseraient pas les H2 et HT2, ainsi que la validité des méthodes d’échantillonnage et d’analyse et de définir une gestion globale des risques.
Au point de vue sanitaire le risque sur orge de brasserie est important étant donné les transferts des toxines sur le malt et vers la bière. La fixation de seuils réalistes est un enjeux majeur car, avec les teneurs suggérées de 500 microgrammes/kg pour les avoines et 1 000 sur toutes les autres céréales la proportion de dépassement serait de 30% des cultures pour la production d’avoine et 11 à 24% pour les orges de printemps et 1% pour ceux d’hiver et les autres céréales. La fixation réglementaire des teneurs limites n’interviendra probablement que pour 2009, le problème est cependant urgent.

Sources : Normand B., LMA n°368 (6/02/2008) et Petit N., LMA n°377 (9/04/2008)
http://www.terre-net.fr/outils/fiches/FicheDetail.asp?id=45853   et
http://www.terre-net.fr/outils/fiches/FicheDetail.asp?id=47206
</description></item><item><title>UNE DIRECTIVE EUROPÉENNE SUR LES VARIÉTÉS AGRICOLES LOCALES ET DE CONSERVATION</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=234</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=234</guid><pubDate>Tue, 13 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate><description>La France, qui a soutenu le projet et entend préserver le secteur semencier, devra transposer cette directive dans le droit national avant le 30 juin 2009. Alors que depuis des années le secteur professionnel des semences œuvre pour conserver la biodiversité cultivée (maintenance de variétés du domaine public, réseaux de conservation des ressources génétiques, collections nationales et privées), un certain nombre de variétés patrimoniales, conservées et utilisées par les semenciers, des agriculteurs ou des associations, ne pouvaient pas être mises à la disposition de tous pour des raisons réglementaires. Les populations et variétés naturellement adaptées à des conditions locales et régionales et menacées d’érosion génétique pourront être inscrites sur une liste spécifique des catalogues nationaux, avec des critères moins stricts et selon une procédure plus souple que pour les variétés « classiques ». Cette inscription permettra aux « variétés dites de conservation » d’être aussi vendues même dans une région autre que celle d’origine. 
Selon le GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants) si ce texte n’est qu’une première étape réglementaire pour améliorer la conservation de la biodiversité cultivée il ne résoudra pas tout. Les variétés anciennes qui ne sont pas menacées d’érosion génétique ne pourront être commercialisées que si une annexe spécifique est ajoutée au catalogue, comme cela a été recommandé lors du « Grenelle de l’environnement ». Il est demandé que le coût d’inscription des variétés  (potagères et de grandes cultures) soit pris en charge par l’Etat.

(Ndlr : Toujours dans le domaine des semences  un projet de loi actuellement en discussion aux Assemblées parlementaires vise à établir un compromis nécessaire entre la possibilité pour les agriculteurs d’utiliser leurs propres semences de ferme pour des variétés récentes et donc protégées et le financement de la recherche. Pour le moment l’utilisation de semences de ferme est totalement interdit en raison de l’absence de loi, sauf pour le blé tendre où un compromis a été trouvé entre les représentants des agriculteurs et des obtenteurs.)

Source : http://gnis.fr/index/action/page/id/67/cat/2/ref479
</description></item></channel></rss>