<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1" ?><rss version="2.0"><channel><title>RSS Club Adalia.com</title><link>http://www.clubadalia.com.fr</link><description>RSS derniers articles de Club Adalia.com</description><copyright>© Club Adalia.com 2007</copyright><language>fr</language><image>	<title>Club Adalia.com</title>	<link>http://www.clubadalia.com</link></image><pubDate>Tue, 09 Mar 2010 21:25:41 +0100</pubDate><item><title>RÉUSSIR LA TRANSITION VERS L'AGRICULTURE VERTE</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=517</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=517</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate><description>l’économique et l’environnemental se soutiennent et se renforcent l’un l’autre, particulièrement dans le secteur agricole,
2-nous avons à conduire à la fois un agenda changement climatique et un agenda milieux naturels,
3-la Politique agricole commune est un instrument permettant de renforcer la soutenabilité de l’agriculture,
4-les innovations nécessaires seront technologiques mais porteront aussi sur les pratiques et les comportements,
5-l’action doit se développer en direction des consommateurs et de la consommation et non seulement au niveau de la production.

1-La durabilité économique et environnementale du secteur agricole, que l’on devra construire en même temps, est une impérieuse obligation. Par exemple, la production d’énergies renouvelables (méthane, solaire, éolien) constituera un facteur de compétitivité pour les exploitations. Les résultats économiques de l’agriculture ne peuvent plus être mis en avant dans le débat public sans parler en même temps des coûts environnementaux et de la façon de les réduire. L’agriculture de demain « l’agriculture verte » doit s’adapter à son environnement et atténuer ses impacts sur son environnement. Les évolutions de l’environnement écologique et économique frappent déjà l’économie du secteur agricole : changement climatique et prix de l’énergie et des engrais, résistance des adventices et des pathogènes aux pesticides (Ndlr : les ravageurs ont été oubliés !), les restrictions d’utilisation d’eau.
Dans ce contexte les outils à mettre en œuvre devront permettre : d’adapter les modes de production en prévision des changements, de réduire les impacts des pratiques agricoles pour limiter les changements (climat ou milieux naturels), de réduire l’impact sur les autres activités (énergie renouvelables, chimie verte). A côté des systèmes d’assurances qui sont en train de se mettre en place, il est important que les pratiques agricoles de demain réduisent les risques des exploitants. Il faut privilégier les systèmes agricoles dits résilients, car ils sont plus robustes, moins sensibles aux chocs de prix et aux chocs environnementaux (attaques de ravageurs, stress climatique).

2-Les enjeux environnementaux sont multiples et l’un ne peut chasser l’autre. L’agenda climatique est en train de s’imposer (Ndlr : la référence à l’échéance de Copenhague est évidemment obsolète). Il faudra aussi veiller à ne pas prendre de voies qui seraient des impasses du point de vue des milieux naturels, puisque 2010 est l’année de la biodiversité et que de nombreuses initiatives devront être prises pour sauvegarder cette dernière.
L’agriculture peut jouer un rôle important dans l’atténuation du changement climatique, le mécanisme au plus fort potentiel est la séquestration de carbone dans les sols, solution plus prometteuse que de s’en prendre aux émissions de méthane et en affaiblissant ainsi le secteur de l’élevage à l’herbe. Les techniques suivantes peuvent développer le stockage du carbone dans les sols : allongement des rotations culturales, mise en place de cultures pérennes (forêts, prairies, agro-foresterie…), qui sont compatibles avec les enjeux de l’eau et de la biodiversité.
L’agriculture est aussi appelée à produire des bioénergies se substituant aux énergies fossiles. A cause des enjeux environnementaux eau, biodiversité, effets sur les sols, la production de biocarburants en France est subordonnée à des critères de performances énergétiques et environnementales. Il en est de même pour le photovoltaïque, pour lequel les procédures doivent permettre le développement sans porter atteinte à d’autres enjeux environnementaux ou de paysage.

3-La PAC a été et doit rester une boite à outils pour orienter l’agriculture européenne. Sa réforme, après le « découplage des aides » devra maintenir sa légitimité en permettant aujourd’hui à l’Europe de mettre en place une agriculture durable qui : rémunère équitablement le travail agricole, favorise la mise en place de systèmes de production efficaces sur le plan agro-écologique, préserve les espaces sensibles et fragiles pour les enjeux de la qualité de l’eau, de biodiversité, en rémunérant les services environnementaux. Des arbitrages budgétaires devront permettre de rémunérer les services environnementaux fournis par les producteurs agricoles. Le problème central de la PAC au point de vue environnemental vient de l’impact inégal entre le soutien au revenu (DPU) et le financement des mesures agro-environementales (MAE).

4-L’innovation et le transfert des savoir-faire agronomiques doivent permettre la mise en place : de systèmes de cultures diversifiés limitant les risques sanitaires, climatiques et économiques et optimisant les service rendus à l’environnement, ainsi que de systèmes de production multifonctionnels valorisant les coproduits. Plus que des « innovations de laboratoire » ou « innovations technologiques », il s’agit de s’orienter vers « l’intensification écologique », processus qui s’appui sur les mécanismes naturels disponibles sur l’exploitation. La priorité est de remettre l’agronomie au cœur des systèmes de production plutôt que chercher des réponses exogènes. L’introduction de cultures comme les légumineuses et leurs nombreux avantages est citée à titre d’exemple. Il faudra aussi des innovations sociales : autres façons de travailler ensemble, de nouer des relations commerciales, par exemple les circuits courts et les AMAP, au lieu de la grande distribution.

5-Faire bouger et les modèles de production et les modèles de consommation. Michèle Pappalardo partage le point de vue du ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur l’importance de peser sur les modèles de consommation alimentaires et de les faire évoluer. Tous les consommateurs doivent avoir accès à des produits de base de haute qualité agricole et environnementale, mais aussi avoir la connaissance des impacts des produits qu’ils consomment. 
Une agriculture plus durable se traduira sans doute, dans un premier temps, par un renchérissement des produits, à cause du remplacement des intrants industriels par de la main d’œuvre dont on connaît le coût et parce que les processus extensifs engendrent des rendements plus faibles (c’est le cas de l’agriculture biologique).
Sur le moyen-long terme, un mode de production agricole et de consommation alimentaire à haute qualité environnementale est possible. Mais il faudra du temps pour parvenir à un équilibre dynamique. De plus, il faut des outils pour soutenir la consommation, d’où l’importance d’une politique alimentaire. Là encore, la PAC peut être un instrument utilisé en partie pour soutenir la consommation, notamment des ménages aux faibles revenus.
Sources : CR Colloque « Le nouveau modèle agricole français à l’heure des choix : des objectifs partagés mais des solutions qui font débat », 5èmes Rencontres parlementaires sur l’Agriculture durable,  1/12/2009
</description></item><item><title>ALTERNATIVES AU DÉSHERBAGE CHIMIQUE DES VIGNES SOUS LE RANG : DÉSHERBAGE MÉCANIQUE</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=514</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=514</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate><description>L’Institut français de la vigne et du vin (IFV) conduit depuis l’an 2000 des essais approfondis de désherbage avec le matériel du marché et présente dans un document la synthèse, remarquablement illustrée, des résultats qu’il a obtenus : l’efficacité des différentes techniques, les facteurs influant sur la qualité du travail, les interactions avec les autres pratiques culturales, les itinéraires techniques recommandables, les effets sur la qualité des vins et le coût de la mise en œuvre et enfin l’émission de gaz à effet de serre et le bilan carbone de ces techniques.

Diversité des matériels et intérêt. La diversité des outils présents sur le marché permet de trouver la meilleure solution pour s’adapter à son terrain, ses objectifs et aux différentes situations rencontrées au cours de la saison.
Le désherbage thermique s’adresse en priorité aux situations où tout autre alternative serait difficile à mettre en place : sol en pente impossible à travailler sans risque d’érosion, présence de pierres trop importante. Les matériels ont fait des progrès et respectent l’intégrité du raisin, mais le nombre de passages est élevé, la consommation de gaz importante et la vitesse d’avancement faible (3 km/heure).

Le désherbage mécanique peut faire appel à une grande diversité d’outils, classées en 3 catégories : 1-Décavailloneuses légères ; 2-Houes rotatives ; 3- Lame interceps équipées ou non d’ailettes de fragmentation En complément d’autres outils permettent de gérer les déplacements de terre et/ou de travailler les terres dures. Les modes d’action et l’efficacité des différents outils sont passés en revue, selon les résultats des essais. Il en résulte qu’il ne faut pas se contenter d’un seul type d’outil, ce qui permet de gérer la flore adventice, en fonction de l’état du sol et d’optimiser le temps passé au désherbage. Les outils les plus efficaces ne sont pas les plus rapides. L’approche des souches reste imparfaite sans cure-cep, si on garde une marge de sécurité importante. Il est indispensable dans tous les cas de privilégier un réglage de vitesse adapté, pour éviter des blessures aux souches. La durabilité d’action des outils et l’efficacité du désherbage sont aussi à prendre en compte.

Adéquation : type d’outil / type de sol / type d’adventice. Des données schématiques sur le sol et son fonctionnement sont apportées et permettent de mieux préparer le travail. Les adventices difficiles à gérer par type d’outil sont présentées. L’outil universel n’existe pas, mais les lames interceps sont utilisables dans de nombreuses situations. 

Désherbage mécanique sous le rang : principe, conditions de réussites et réglage. Le principe du désherbage mécanique sous le rang est de créer une bande de terre meuble  facile à entretenir par la suite, sans enlever trop de terre. Pour l’obtenir, le premier passage est souvent déterminant. Un outil bénéficiant d’un fort impact est à privilégier. La date d’intervention est primordiale (état de la terre, niveau de couverture et de développement des adventices). Il faut anticiper et prévoir, notamment la météo. Position des outils, profondeur de travail, position du pare-cep et réglage de la sensibilité, vitesse de travail (principal facteur de blessure des souches), surface réalisable sont passés en revue. 
Des innovations et des configurations intéressantes, clé du développement des techniques alternatives, sont signalées : par exemples assistance à la régulation de la profondeur du travail, dispositif d’aide au centrage.

Les interactions avec les pratiques culturales sont à prendre en considération, notamment parce qu’il faut souvent trouver une fenêtre d’intervention. Il s’agit de : soigner le liage de la baguette, faire attention aux fils releveurs, aux effets de la tonte de l’inter-rang, l’épamprage et le relevage peuvent aussi compter. Le travail du sol de l’inter-rang permet de réaliser un désherbage mécanique total, avec une compensation des déplacements de terre puisque cela permet de renvoyer de la terre sous le rang. Se passer des herbicides implique une importante réorganisation du travail sur l’ensemble de l’exploitation.

Les stratégies de désherbage mécanique sont la succession des différents types d’outils que l’on peut utiliser tout au long de la saison, en fonction de l’état du sol et des adventices présentes. Le nombre d’interventions fait parti de la stratégie. Lors de 2 saisons, 4 stratégies ont été évaluées sur 3 sites du sud-ouest (tenue du désherbage, nombre d’interventions et vitesse de passage). Cela a permis de répondre aux questions suivantes : 1-Est-il préférable de conserver la parcelle très propre ou peut-on privilégier les itinéraires de désherbage moins performants mais aussi plus rapides et moins coûteux ? 2-Est-il plus intéressant d’utiliser des outils rapides régulièrement en entretien plutôt que des outils plus lents, avec une meilleure efficacité et moins souvent ? L’alternance des outils et l’optimisation du moment de passage se sont révélés indispensables La stratégie de désherbage est celle qui prend le moins de temps pour un résultat acceptable. L’expérience montre que l’investissement en matériel doit prendre en compte la complémentarité des outils nécessaires à la gestion de situations variable sd’une année à l’autre.

Impacts sur le rendement et la qualité des vins. Le désherbage mécanique sous le rang modifie un grand nombre de paramètres. Les impacts de différentes stratégies d’entretien du sol mesurés depuis 2006 dans des essais réalisés dans une parcelle en Bourgogne et plusieurs parcelle dans le Sud-ouest concernent le rendement, la vigueur et les vinifications. En Bourgogne (4 stratégies) on a constaté : la modification  de la flore adventice, la chute du rendement qui peut être atténuée par l’alternance des techniques, la vigueur qui a été fortement affectée, une acidité plus faible mais ne se traduisant pas systématiquement par un allongement de la fermentation. Dans le Sud-ouest (2 stratégies : mécanique et chimique), les observations concernant la vigueur et le rendement vont dans le même sens que celles effectuées en Bourgogne, avec une différence moins marquée pour la parcelle plus vigoureuse avec des souches plus fortes. Des différences d’action, sur un sol qui a été toujours été désherbé chimiquement, sont notées selon le type d’outil employé, les décavaillonneuses semblent avoir plus d’impact que des outils rotatifs ou des lames. Les conséquences gustatives du changement des pratiques ne sont pas mises en évidence de manière régulière.

Coût des alternatives au désherbage chimique sous le rang. Les alternatives au désherbage chimique du vignoble ne sont ni aussi efficaces, ni aussi confortables, le plus grand nombre de passages lors d’une période chargée sont plus coûteuses, essentiellement en temps de travail. Il ressort de l’évaluation  comparée des désherbages mécanique, chimique et thermique, que toute alternative au désherbage chimique demande une implication plus grande et donc plus coûteuse. Le temps de travail est le principal facteur de coût comparé à l’investissement en matériel. Un point à ne pas négliger pour être efficace.

Gaz à effet de serre et Bilan Carbone. Les calculs de Bilan Carbone, effectués avec le logiciel de l’ADEME (version 6) ont montré, que les techniques de désherbage ayant le moins d’impact sur l’effet de serre sont le désherbage chimique, et le désherbage mécanique, le gaz brûlé lors du désherbage thermique étant particulièrement émetteur. Cependant la comparaison de ces itinéraires doit également s’envisager selon d’autres indicateurs environnementaux, comme l’impact global sur les milieux récepteurs et la consommation en eau.

La conclusion de cette étude est que les alternatives au désherbage chimique sous le rang souffrent encore d’un manque de compétitivité, car globalement plus chères et plus délicates à mettre en œuvre. Mais la pression réglementaire visant à réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques est très forte et va contraindre la profession viticole à s’approprier progressivement ces alternatives. Les constructeurs de matériel y voient une formidable opportunité, mais pour imposer leurs produits l’innovation va être indispensable, car les viticulteurs vont privilégier les solutions les plus fiables d’utilisation et donnant les meilleurs résultats pour un nombre d’interventions optimisé. L’offre de matériel doit cependant être variée car la solution universelle n’existe pas. Une autre révolution va être nécessaire. Elle se situe au niveau du seuil de tolérance par rapport aux adventices. Comme on n’arrivera pas avec le désherbage thermique ou mécanique, dans des conditions économiques acceptables, à parvenir au niveau de propreté apporté par le désherbage chimique, il faudra raisonner autrement et accepter un peu d’herbe dans les parcelles aux périodes où elle est la moins gênante pour la vigne. L’herbe pourrait d’ailleurs dans l’avenir représenter une alternative crédible au désherbage chimique sous le rang, grâce aux efforts conjugués de la recherche et des sélectionneurs afin d’avoir des espèces peu gênantes pour la vigne, assez rares et couvrantes pour empêcher le développement des plantes indésirables, l’entretien sous le rang ne serait plus alors un problème. 

Source : Alternatives au désherbage chimique sous le rang : le désherbage mécanique, IFV, collection « itinéraires » n°2, novembre 2009.1 http://www.vignevin.com/fileadmin/users/ifv/publications/A_telecharger/Itin21_AlternativDesherbageChim.pdf

</description></item><item><title>ECOPHYTO R&D. QUELLES VOIES POUR RÉDUIRE L’USAGE DES PESTICIDES ?</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=513</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=513</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate><description>Cette étude Ecophyto R&amp;D, menée durant 2 ans, a mobilisé des données et des connaissances d’origines variées, souvent non publiées et parfois limitées aux seuls dire d’experts. Ce sont environ 80 chercheurs, ingénieurs, spécialistes de « terrain » et techniciens agricoles, qui ont travaillé en groupes coordonnés par Pierre Stengel, Directeur scientifique à l’INRA. Elle a été accompagnée d’un dialogue régulier avec les porteurs d’enjeux, dans le cadre d’un comité d’orientation présidé par une personnalité indépendante de l’INRA et des commanditaires Yves le Bars Cela pour assurer les meilleures garanties de qualité et d‘indépendance à l’expertise

L’estimation des effets agronomiques et économiques d’une réduction de l’utilisation des pesticides a été effectuée pour 4 types de productions (grandes cultures, cultures légumières, vigne et arboriculture), sur la base des données statistiques de l’année 2006, complétées par les contributions et dires d’experts. Ces derniers ont distingué 5 niveaux d’utilisation des pesticides. Ils ont retenu comme indicateur de l’utilisation le nombre annuel d’équivalents traitements appliqués sur une culture : l’Indice de fréquence de traitement (IFT). Cet indice est calculé comme la somme des doses appliquées à l’hectare, rapportées chaque fois à la dose homologuée du pesticide employé. Il est évidemment calculé par classe de produits : herbicides, fongicides, insecticides, « autres produits ». Cet indicateur (IFT) a permis d’évaluer des pressions pesticides moyennes au niveau métropolitain et de comparer des systèmes de cultures quant à leur dépendance aux pesticides. En revanche il n’a pas été possible de les compléter en renseignant les toxicités de chaque produit et leur risque de dissémination dans l’environnement. Ecophyto R&amp;D n’apporte donc pas d’éclairage sur les impacts environnementaux ou sanitaires potentiels des changements d’usage.

Les 5 niveaux d’utilisation des pesticides dans l’exploitation agricole retenus ont été qualifiés de « niveaux de rupture étudiés », auxquels s’ajoute celui de départ de la situation actuelle. (Ndlr : Ces niveaux ne correspondent pas toujours aux situations réelles car les agriculteurs se situent souvent dans une situation intermédiaire, voir hybride évoluant vers une protection ou une production intégrée « partielle »). 


Abbréviation	Niveau d’utilisation des pesticides dansl’exploitation agricole	Appellation retenue
NA	Situation actuelle	Niveau actuel moyen
N0	Pas de limitation de recours aux pesticides	Agriculture intensive
N1	Limitation du recours aux pesticides par le raisonnement des traitements en fonction de seuils d’intervention	Protection raisonnée
N2a	N1 + mise en œuvre de méthodes prophylactiques et alternatives à l’échelle (annuelle) de l’itinéraire technique d’une culture de la rotation	Protection intégrée
		
N2c	N1 + mise en œuvre de méthodes prophylactiques et alternatives à l’échelle (pluriannuelle) de la succession de cultures	Production intégrée
N3	Mise en œuvre du cahier des charges de l’Agriculture biologique (suppression de tout traitement avec des pesticides de synthèse)	Agriculture biologique

Dans les limites inhérentes à la méthode et aux données utilisées les travaux, ont montré qu’une réduction de l’ordre de 30% du recours aux pesticides à l’échelle nationale serait possible avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production et avec des effets sur les niveaux de production et les marges variables selon les secteurs de production et les niveaux de prix. Cette réduction d’ensemble correspondrait  à un passage majoritaire au niveau N2a protection intégrée (Ndlr : selon les directives de l’Union européenne sur l’usage des pesticides les Etats membres devraient mettre en œuvre la protection intégrée des cultures en 2014). En fait le chiffre correspond plutôt aux grandes cultures prises au niveau global, car il y a des différences très sensibles entre les productions concernées. Pour les grandes cultures, qui représentent la majorité des surfaces (45% de la surface agricole utile SAU) et de l’utilisation des pesticides, les marges seraient peu touchées dans le contexte des prix de 2006, mais une baisse de production de 6% serait observée. Par contre avec une baisse de seulement 20% il n’y aurait pas d’incidence majeure. Actuellement selon l’étude, 30% des parcelles de grandes cultures sont en mode intensif, 2,5% en agriculture raisonnée et la majorité à mi chemin entre les 2 systèmes. On est frappé par la grande variabilité des chiffres, selon les productions et les cultures au sein des grandes cultures pour lesquelles les marges de manœuvre apparaissent assez importantes.
Pour ces dernières la protection raisonnée (niveau N1) permettrait de réduire le recours aux pesticides de 3% pour le pois à 40% pour le maïs grain tout en conservant un rendement similaire à celui de l’agriculture intensive, ce ne serait pas le cas pour la pomme de terre et le colza. L’application des principes de gestion agronomique dans une protection intégrée (N2a) et une production intégrée (N2c) avec des modifications plus ou moins profondes (date, densité de semis…N2a, rotation N2c) amènerait une très forte réduction des IFT : de 37 à 62% en N2a et 45 à 76% en N2c. Mais les IFT herbicides ne pourront être significativement réduits qu’en jouant sur les successions culturales (N2c). Même si pour la plupart des cultures les résultats montre un maintien de la marge brute par rapport à des conduites intensives dans le contexte des prix de 2006, les niveaux 2a et 2c posent la question des volumes de production totale (au niveau national) et plus spécifiquement pour la production intégrée N2c, celle de l’assolement et de l’organisation des filières. IL convient de noter que les effets d’une conduite en protection intégrée N2a ou production intégrée N2c diffèrent selon les types de cultures 
–pour toutes les céréales, une réduction de 50% de l’IFT est obtenue en conduite N2c et même, excepté pour l’orge, dès N2a ;
-pour la pomme de terre et le pois, la réduction de l’IFT n’atteint jamais 50%, même dans le cadre d’une conduite en production intégrée N2c ;
-le colza et la pomme de terre sont les cultures dont le rendement est le plus affecté (baisse de 15 et 20%, respectivement) par les conduites économes, traduisant leur grande sensibilité aux bio-agresseurs.

Pour les cultures légumières, l’analyse des experts a été fortement pénalisée par le manque de données statistiques et le faible nombre d’expérimentations testant véritablement des systèmes de cultures économes en pesticide, ce qui est en partie lié à la grande diversité des espèces cultivées, des modes de production et des itinéraires techniques possibles. Les producteurs confrontés à la mauvaise image des pesticides et à l’absence de traitement pesticide homologué contre certains bio-agresseurs, (Ndlr : usages dits orphelins) mettent déjà en œuvre de nombreuse méthodes non chimiques. Comme il n’a pas été possible de calculer les IFT, les productions légumières n’ont pas pu être intégrées dans les scénarios construits à l’échelle nationale.

En cultures pérennes (vigne et arboriculture fruitière) les disparités sont fortes entre espèces  et aussi entre régions. On a en moyenne de 2-5 traitements sur kiwis à 36 sur pommiers et en vigne 7-10 IFT en région méditerranéenne, 9-11 en régions atlantiques et 11-22 en régions continentales. Au sein des niveaux de rupture, définis par la mise en œuvre d’une ou plusieurs techniques visant à réduire l’utilisation des pesticides, la variabilité est élevée.
En viticulture le niveau 2 (non subdivisé) est défini par la mise en œuvre de techniques alternatives aux pesticides pour la lutte contre les insectes et acariens et/ou contre les adventices. La situation actuelle NA (décrite par l’enquête « Pratiques culturales ») montre que N0 représente 13% des parcelles et N1 77% avec des proportions variables selon les régions. Le passage aux niveaux 1, 2 ou 3 permet de diminuer l’IFT de respectivement 38%, 56 et 51% par rapport au niveau 0. Les niveaux 1 et 2 sont actuellement associés à des rendements plus faibles, en raison non des pertes de récolte résultant d’un moindre contrôle des bio-agresseurs, mais à des objectifs de plus faible rendement et de meilleur contrôle de la vigueur pour maîtriser les maladies. La généralisation de la production intégrée pourrait donc se traduire par des baisses de rendement assez importantes et de nouveaux équilibres entre les vins mis sur le marché, avec une montée en gamme pour préserver les marges.
En arboriculture les marges de manœuvre agronomiques paraissent assez étroites, au moins pour le cas, particulièrement étudié, des pommes de tables. Les niveaux de rupture sont définis par l’adoption d’une N2a ou plusieurs N2c techniques alternatives contre un ravageur (confusion sexuelle) ou une maladie (résistance variétale). La généralisation à tout le verger de pommiers des techniques alternatives, telles qu’elles sont appliquées dans les vergers commerciaux, permettrait de diminuer l’IFT total de 6% en N2a à 20% en production intégrée (N2c) voire à 27% en agriculture biologique N3, par rapport au niveau actuel assimilé au niveau 1. Les performances, qui en station expérimentale atteignent 70% au niveau 2c, nécessiteraient pour être atteintes en verger commercial un ensemble de conditions qui sont énumérées. (Ndlr : Il faut rappeler que les viticulteurs et les arboriculteurs ont consentis des efforts au point de vue protection raisonnée antérieurement à 2006 et à cause de cela partent avec un « handicap » dans l’analyse de leur position par rapport à la situation des grandes cultures, ce qui n’est pas suffisamment mis en évidence).

Les résultats font apparaître que l’engagement du Grenelle de l’environnement de réduire les pesticides de moitié en moyenne par rapport au niveau actuel est un objectif ardu. Il pourrait correspondre, en année moyenne semblable à l’année 2006, aux résultats d’une simulation dans laquelle toute l’agriculture française passerait en production intégrée N2c : la baisse de la pression pesticide est estimée alors à 50% en grandes cultures, 37% en viticulture, 21% en arboriculture et 100% pour les prairies. Les baisses de production (en valeur) qui seraient alors observées, sont estimées à 12% en grandes cultures, 24% en viticulture et 19% sur les fruits (sur la base des prix 2006). Une réduction de moitié de l’utilisation des pesticides supposerait une nouvelle conception des systèmes de production, avec des effets significatifs sur les niveaux de production et sur les marges, elle supposerait également des modifications au niveau des filières et des marchés et des changements profonds s’inscrivant dans la durée.

L’étude permet d’identifier des leviers d’action pour simultanément favoriser l’adoption de changements des pratiques dès maintenant et enrichir progressivement les données sur des systèmes de cultures nouveaux. Le fait que des solutions disponibles ne soient pas actuellement plus fréquemment utilisées pose la question des déterminants du comportement des producteurs : attitude face aux risques et espérances de gain, gestion des ressources de l’exploitation, information, formation et conseil, effet des filières et de voisinage. Ecophyto R&amp;D n’aborde pas l’ensemble de ces questions qui relèveraient d’un travail de synthèse plus ambitieux. Pour 2 secteurs de production (vigne et grandes cultures), la communication technique sur les changements de pratiques concourant à un moindre usage des pesticides a été étudiée. Un diagnostic des documents techniques diffusés et des besoins exprimés montre que les actions de diffusion sur les changements de pratiques sont focalisées sur un nombre limité de pratiques alternatives (Outils d’aide à la décision, variétés résistantes aux maladies en grandes cultures, désherbage mécanique et enherbement en vigne) (Ndlr : la confusion sexuelle et la lutte biologique par trichogrammes ne sont pas cités dans le « 8 pages » !!). La reconception de systèmes de cultures combinant plusieurs techniques préventives pour réduire fortement les risques de bio-agresseurs est peu abordée. Au-delà d’obstacles particuliers perçus par les acteurs, tels que la disponibilité de références techniques ou d’outils d’aide à la décision adaptés, le changement parait freiné par l’interdépendance des stratégies aux différents acteurs et appellent une action coordonnée pour permettre des changements en profondeur (Ndlr : par exemple remplacer les interventions par du temps/travail d’observation pose des problèmes). Si les pesticides restent considérés comme le moyen privilégié de lutte contre les bio-agresseurs ; a contrario l’absence de solution chimique à un problème sanitaire semble être un des moteurs les plus puissants de la mise au point et de la diffusion de techniques alternatives. Dans ce contexte des attentes s’expriment à l’égard de la recherche et de la R&amp;D, pour une production accrue de connaissances et de références expérimentales sur les systèmes innovants, ainsi que pour un effort de sélection génétique, valorisant de nouveaux mécanismes ou portant sur les espèces mineures. D’autres obstacles particuliers sont pointés par les experts. Pour favoriser la diffusion des pratiques alternatives, l’étude montre la nécessité d’agir sur l’ensemble du système socio-technique, au-delà des incitations adressées aux seuls agriculteurs.

La première priorité qui se dégage de l’étude Ecophyto R&amp;D est la nécessité d’une conception globale et d’une organisation nouvelle coordonnée : 1-de l’acquisition des références technico-économiques sur les systèmes économes en pesticides, 2-de la gestion de l’information sur ces références. Le groupe « Réseau » a produit une proposition d’organisation permettant de répondre à ce besoin. Elle articule différents niveaux spatio-temporels (depuis les expérimentations longues et localisée d’innovations de « systèmes », jusqu’aux dispositifs larges de mise en œuvre à l’échelle des exploitations), différents types d’informations et d’indicateurs et différents niveaux d’innovations et de risque. Cela suppose un engagement coordonné et durable de la recherche et de structures du développement agricole. Des exemples de réseaux sont cités : « Systèmes de cultures innovants », Groupement d’intérêt scientifique PICLèg (production intégrée en cultures légumières) et GCJP2E (systèmes de grandes cultures à hautes performances économiques et environnementales). Le dispositif proposé comporte 5 modules organisés en 2 réseaux : 1-un réseau d’expérimentation et de démonstration (stations et ateliers expérimentaux, module « EXP » ; essais sur les exploitations agricoles, module « FERME » ; dispositifs de soutien à des recherches ciblées, module « DECI »), 2-un système d’information associé avec une base de données dédiées à la collecte et la gestion des références expérimentales « BASE », et un module de gestion et de partage des connaissances « GECO ». Un schéma explicite les interrelations entre les éléments de l’organisation proposée.

In fine les limites et contraintes de l’étude sont exposées. Ecophyto R&amp;D constitue une base précieuse à enrichir progressivement, pleine d’enseignements et de résultats pour construire l’avenir. Elle apporte aussi un éclairage sur les besoins de recherche. La conclusion souligne qu’elle a permis à la fois de fournir un éclairage pour les décideurs publics et pour les porteurs d’enjeux sur des scénarios plausibles de réduction d’utilisation des pesticides et de proposer des leviers d’action possible pour l’ensemble des acteurs. Elle incite ainsi à favoriser les synergies entre recherche agronomique  et développement agricole.

Cette relation des résultats de l’étude mérite d’être complétée par les remarques, réactions et/ou réserves qu’elle a suscitées et qui sont rapportées par plusieurs médias. Pour J.M. Meynard (INRA Grignon) « les obstacles au développement des solutions alternatives tiennent à 3 raisons : une faible diffusion des connaissances scientifiques, conjuguée au besoin pour les praticiens de s’appuyer sur des « preuves locales » ; la difficulté à concilier luttes alternatives et organisation collective au niveau des territoires et enfin l’impact de ces solutions alternatives avec les exigences des filières. Introduire de manière significative de nouvelles cultures (triticale ou blé rustique par exemple) dans les rotations suppose de pouvoir leur trouver des débouchés. Réduire la production se heurte à la nécessité de nourrir la planète. Une évolution profonde du système socio-économique mobilisant une majorité d’acteurs permettra d’atteindre des objectifs ambitieux ».
ARVALIS-Institut du végétal « relève l’absence de logique sur l’impact environnemental des pratiques en particulier le lien entre IFT et risques environnementaux », et « a émis à de nombreuses reprises des doutes sur la validité de certaines hypothèses que les données expérimentales contredisent ». Le CTIFL estime que « La référence à l’indice de fréquence de traitement (IFT) sur les produits commerciaux, même si elle est explicitée, est illégitime à ce jour pour les fruits et légumes sur le plan scientifique et technique ». Pour les acteurs économiques Coop de France a surtout souligné la nécessité de prendre en compte l’ensemble des contraintes et se déclare prêt à mettre en place des expérimentations. Les Instituts techniques demandent des moyens pour mettre aussi en place des expérimentations. L’UIPP a souligné « l’absence de solidité scientifique ou peu représentative de certaines données doit entraîner une extrême prudence dans leur interprétation et le choix des scénarios à privilégier » et insisté sur « l’importance de la recherche d’indicateurs d’impacts et d’indicateurs socio-économiques ». Elle demande un point d’étape en 2014 pour Ecophyto 2018. Le MDRGF (Mouvement pour la défense et le respect des générations futures)  propose d’exclure du calcul des IFT les substances alternatives homologuées ne possédant aucun classement de toxicité pour la santé et l’environnement (par exemple les éliciteurs à base d’algue), ce qui ferait diminuer les IFT. France nature environnement (FNE) de son côté rappelle que l’objectif de 50% est inscrit dans le Grenelle (Ndlr : en oubliant le « si possible ») et qu’il veillera à son application. 

D’une manière plus générale les interventions ont dégagé un certain consensus sur la  nécessité : d’exprimer des objectifs de réduction plutôt en terme de risques ; de chercher et trouver des indicateurs de risques plutôt que les seuls indicateurs de volumes utilisés ; de développer la recherche sur le terrain concret de l’agronomie ; de prendre garde à maintenir la compétitivité de la « ferme France » d’où l’importance d’indicateurs socio-économiques ; enfin de travailler concrètement ensemble pour contribuer à réduire les impacts. Le vice-président de la FNSEA a souligné que le vrai objectif de 2018 n’est pas 30 ou 50% mais une véritable évolution des comportements et rappelé l’échéance de 2014 pour que les Etats membres de l’Union européenne définissent leur cahier des charges de la protection intégrée ».   

Sources : INRA « Ecophyto R&amp;D. Quelles voies pour réduire l’usage des pesticides ? janvier 2010
http://www.inra.fr/presse/ecophyto_rd_quelles_voies_pour_reduire_usage_des_pesticides
(Communiqué de presse avec liens vers les documents : principaux résultats (8 pages) et synthèse de l’étude (92 pages).
Pour les remarques : Forum Phyto. Flash Infos Ecophyto R&amp;D :  http://www.forumphyto.fr/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=140:flash-ecophyto.rad&amp;catid=1:actualites&amp;Itemid=200019
Journal de l’environnement 01/02/2010 http://journaldelenvironnement.net/fr/document/imprimer.asp?id=2507&amp;Thema=7&amp;idSousThema=39&amp;type=JDE&amp;ctx=259
Référence Environnement
http://www.reference-environnemnt.com/index2.php?post/2010/02/01/Ecophyto-R-D
</description></item><item><title>CULTURES SPÉCIALES ET USAGES ORPHELINS : OÙ EN EST-ON ?</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=512</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=512</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate><description>Les « usages orphelins » sont définis dans la directive de l’UE 1107/2009, concernant la position sur le marché des produits de protection des plantes, comme : « utilisation d’un produit de protection des plantes dans un Etat membre particulier sur les plantes ou produits des plantes qui sont : a) non largement cultivées dans cet Etat membre, b) largement cultivées mais rencontrant un besoin exceptionnel de protection des plantes ». De plus, toujours selon la même directive, « Deux ans après l’entrée en vigueur de la Directive la Commission européenne présentera un rapport au Parlement européen et au Conseil sur la mise en place d’un fond pour les usages orphelins, si c’est nécessaire, par une proposition législative ». Enfin « Les Etats membres établiront et actualiseront une liste des usages orphelins ».

Les points clés des conclusions de cette conférence sont les suivants :
1-Protection des cultures spéciales et « usages orphelins ». Les autorisations pour les usages orphelins assurent la protection des cultures spéciales de haute valeur, lesquelles contribuent à apporter une haute qualité sanitaire de la nourriture et à la fourniture d’une alimentation pour tous les consommateurs, tout en maintenant une biodiversité élevée.
2-Une plus grande coordination. Il est nécessaire d’avoir des groupes de travail spécifiques de l’UE et une coordination pour avoir une unité de vue sur la question des usages orphelins et de trouver des solutions communes de protection des plantes pour les cultures spécialisées. L’engagement de la Commission européenne, donnée à la conférence de réinstaller ces groupes aussitôt que possible est soutenu par tous les participants.
3-Une étape vers l’amélioration de la coopération. L’atelier de travail était une première étape et une plus large coopération entre tous les partenaires des secteurs publics et privés (filières) est exigée, incluant aussi une large coopération avec les pays tiers. Une telle coopération est nécessaire pour avoir une approche holistique (globale), qui considérera aussi les implications de la mise en place de la directive  sur « l’utilisation durable » des pesticides.
4-Fond sur les usages orphelins. Le programme IR-4 des Etats-Unis est un excellent modèle qui fournit des solutions et qui a montré un haut retour de l’investissement fait. Une approche similaire pourrait être profitable en Europe.

Sources : Conclusions de la conférence.  http://www.forumphyto.fr/images.pdf/DocusMembres/2009/091104conclusions.pdf
Voir aussi l’info parue dans la Lettre d’information du Club Adalia n° 28, décembre 2009, rubrique « Politique agricole ».</description></item><item><title>LANCEMENT DES ETATS GÉNÉRAUX DU SANITAIRE</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=511</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=511</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate><description>Les Etats généraux doivent permettre à l’ensemble des acteurs concernés de discuter du mode de gouvernance et de la gestion sanitaire de demain. Ils doivent élaborer des propositions sur la maîtrise des risques et incidents sanitaires et leurs conséquences économiques, tout en garantissant une sécurité optimale au consommateur.
Quatre groupes de travail, présidés chacun par un haut fonctionnaire, travailleront sur les thèmes suivants :
-la gouvernance des organisations et les misions des acteurs intervenant dans la santé animale,
-le développement des outils, méthodes et stratégies de surveillance de la santé animale,
-la sécurité dans le domaine phytosanitaire,
-le  financement des mesures, l’assurance, la mutualisation et la protection économique des filières.
Un rapport de synthèse sera remis par chaque groupe, ainsi qu’un rapport général commun.
Bruno Lemaire a insisté sur les grands enjeux d’une nouvelle politique sanitaire : si on veut que notre agriculture puisse se développer dans de bonnes conditions dans les années à venir il faut donner les moyens à la lutte contre les maladies animales et végétales. Les participants aux Etats généraux devront donc être les plus ambitieux et les plus concrets possibles, car les attentes des concitoyens sont devenues plus fortes et c’est un devoir que d’y répondre. Il s’agit de construire une vision stratégique nationale qui servira à la fois à assurer le développement économique de notre agriculture, à préparer la PAC d’après 2013 et l’évolution des politiques communautaires de santé animale et végétale. Il a aussi insisté sur des urgences : rendre notre système sanitaire plus performant et plus réactif, assurer un maillage sanitaire efficace dans tous les territoires ruraux. Cela implique d’identifier nos priorités pour les 10 années à venir. Par ailleurs comment orienter la recherche et l’innovation et tirer parti des avancées technologiques pour améliorer notre politique sanitaire. 

Source : ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, Focus « Etats généraux du sanitaire » 19/01/2010. http://www.agriculture.gouv.fr/sections/magazine/focus-etats-generaux-du
</description></item><item><title>UN NOUVEAU LOGO SÉLECTIONNÉ POUR TOUS LES PRODUITS BIOLOGIQUES DE L’UNION EUROPÉENNE</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=510</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=510</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate><description>A compter du 1er juillet 2010, le logo biologique de l’Union européenne (UE) devra obligatoirement figurer sur tous les produits biologiques préemballés élaborés dans les Etats membres de l’Union et répondant aux normes requises. Il sera facultatif pour les produits importés. L’apposition, à côté du logo de l’UE, d’autres logos à caractère privé, régional ou national sera autorisée. Le règlement relatif à l’agriculture biologique va être modifié afin d’intégrer les nouvelles dispositions précitées. Le logo « eurofeuille », représente les étoiles de l’Union européennes réparties en forme de feuille sur un fond vert, ce symbole très simple fait clairement référence à 2 concepts : la nature et l’Europe.

Source : EUROPA – Press Releases, IP/10/142. http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/10/142&amp;format=HTML&amp;aged=0&amp;language=FR&amp;guiLanguage=en
</description></item><item><title>QUELLE PROTECTION DES CULTURES EN EUROPE EN 2030 ?</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=509</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=509</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate><description>Le Réseau ENDURE rassemble, depuis 2007, 17 partenaires de 10 pays européens et mobilise 300 scientifiques autour du thème de la réduction des produits phytosanitaires, ce qui a conduit entre autres activités à cette étude prospective de la protection des cultures en Europe en 2030. Cela, alors qu’en 2009 des législations phytosanitaires exigeantes ont été adoptées en France (Ecophyto 2018) et en Europe (« paquet pesticides »). Ces décisions marquent un tournant pour la protection des cultures, car il faut établir un nouvel équilibre entre les attentes de la société pour une production d’aliments sains et une agriculture respectueuse de l’environnement et une réduction des risques liés à l’usage des pesticides.

L’exercice de prospective d’ENDURE visait à : 1-comprendre le présent au regard de l’avenir de manière qualitative, exploratoire et pas prédictive, 2-anticiper les conséquences des choix actuels (opinion publique, questions à la recherche, agenda partagé), 3-débattre avec toutes les parties prenantes sur les scénarios. La méthodologie suivie a été classique : définition du système et identification des variables motrices, collecte des données, développement d’hypothèses, construction de scénarios cohérents. L’équipe du projet d’expertise comprenait 10 chercheurs avec dans 4 pays des groupes multidisciplinaires et a bénéficié de l’appui de l’Unité de prospective de l’INRA. Sur 2 ans 7 réunions des experts se sont de plus tenues. Mais aussi une approche participative précoce a été engagée avec les organismes de recherche, l’industrie, les ONG, suivie de discussions avec les décideurs publics, les agriculteurs, les scientifiques… Les spécificités de l’Europe du sud et de l’est ont été prises en compte.
La problématique centrale a tenu compte de : la demande sociétale, la législation 2009, l’enjeu alimentaire mondial et du rôle et de la place de l’agriculture dans l’Union européenne. Pour ce dernier aspect il a été considéré 2 possibilités : 1-la persistance d’un marché libre et mondialisé dans lequel l’agriculture européenne exporte des produits agricoles de base et des produits à haute valeur ajoutée, 2-le choix possible et/ou nécessaire d’avoir une autosuffisance alimentaire régionale, une réduction des dépenses énergétique, une qualité environnementale et un développement local des territoires. Les options pour le phytosanitaire se situent : 1-soit dans une artificialisation accrue du processus agricole pour réduire les risques, en faisant appel à des développements technologiques et des « phytos verts », 2-soit en se basant prioritairement sur la régulation des bio-agresseurs par l’agroécosystème, donnant la priorité aux services écosystémiques.

Les scénarios avancés sont les suivants :
1-Le jeu du marché des produits (The Commodity Market Player).
Les méthodes de protection et les systèmes de production changent peu, les « phytos verts » produits par l’industrie pour réduire les risques sélectionnent fortement les populations de bioagresseurs. La durabilité des phytos est un enjeu majeur. L’agriculture européenne est un marché intérieur pour l’agrochimie qui soutient son effort d’innovation. Les performances des « phytos verts » ne répondent pas aux exigences croissantes des environnementalistes, qui suivent grâce aux progrès de l’écotoxicologie l’impact réel des usages des pesticides.
2-Le producteur spécialisé dans les hautes technologies (The Specialised High-Tech Grower).
Les processus de production fondés sur l’économie de la connaissance intègrent la protection des cultures, qui fait appel à peu d’options chimiques. La priorité est donnée à la prévention et aux propriétés des variétés cultivées et l’agriculture de précision limite l’impact des méthodes curatives de lutte. Mais si les développements scientifiques sont des facteurs de compétitivité et exportables des changements externes (climat, invasion, marché…) peuvent prendre de vitesse les innovations technologiques.
3-Le fournisseur d’alimentation durable (The Sustainable Food Provider). 
La priorité donnée au long terme pour préserver les ressources et assurer leur durabilité se fonde sur des systèmes de production peu vulnérables et leur gestion écologique limite les populations de bioagresseurs. La combinaison de méthodes synergiques maîtrise les pullulations et l’utilisation parcimonieuse des pesticides procure un filet de sécurité. Mais les arbitrages entre objectifs de long terme et risque de pertes immédiates sont difficiles. Les agriculteurs gagnent en terme de savoir-faire et en reconnaissance sociale, notamment en développant de nouveaux produits et services. Mais là aussi, des changements trop rapides ou des contraintes supplémentaires (énergie, eau) peuvent déborder les capacités de résilience des écosystèmes.
4-L’agriculteur conscient de la communauté (The Community-conscious Farmer).

L’agriculture fournit à la communauté en plus de l’alimentation des services écologiques, dont fait partie la maîtrise des bioagresseurs. Grâce à des négociations locales la gestion de l’agroécosystème au niveau du territoire est plus facile à réaliser. Mais la priorité aux services écologiques limite les outils thérapeutiques en cas de problème phytosanitaire grave. La gestion écologique des bioagresseurs exploitée au maximum est un élément du développement durable. Mais les objectifs de rendement sont plus faibles et peuvent ne pas être compensés par la rémunération des services écologiques.
(Ndlr : Un point d’interrogation : Les auteurs ont indiqué 5 scénarios, mais 4 seulement ont été présentés, le 5ème  se rapporte-t-il à l’agriculture biologique ?).
Deux schémas très détaillés présentent comment la recherche peut contribuer aux divers scénarios et  comment les décideurs publics peuvent soutenir le changement.

Source : Académie d’Agriculture de France – 2009. Séance du 25 novembre 2009.Pierre Ricci, Emilie Latxague et Marco Barzman : Etude prospective ENDURE. La Protection des cultures en Europe en 2030. Académied’ agriculture de France, séance du 25/11/2009
http://www.academie-agriculture.fr/detail-seance_210.html
</description></item><item><title>ETUDE D’UNE MÉTHODOLOGIE SIMPLIFIÉE POUR LA RÉALISATION DES ANALYSES DE CYCLE DE VIE (ACV) DES BIOPRODUITS</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=508</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=508</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate><description>Deux étapes sont suivies pour ces études : 1-Analyse bibliographique comparative des Analyses de cycle de vie existantes pour les bioproduits, qui a montré l’hétérogénéité des méthodologies utilisées et une présentation des résultats manquant de transparence ; 2-Etude détaillée de toutes les questions méthodologiques soulevées pour la réalisation des bioproduits et propositions de solutions.

La Commission européenne a défini les bioproduits comme suit : Les bioproduits désignent des produits non alimentaires tirés de la biomasse (plantes, algues, cultures, arbres, organismes marins et déchets biologiques produits par les ménages, la production alimentaire et la production animale). Les bioproduits englobent des produits chimiques à haute valeur ajoutée issus de la chimie fine (médicaments, cosmétiques, additifs alimentaires…) et les matières premières produites en grandes quantités, telles que les biopolymères généraux ou les matériaux d’alimentation chimique. Par contre le concept exclut les bioproduits traditionnels (pâte, pâte à papier, produits du bois et la biomasse comme source d’énergie). Le terme bioproduit ne fait pas référence aux produits issus de l’agriculture biologique. De nombreuses catégories de bioproduits existent : bio-emballages, biopolymères, tensioactifs, biosolvants, lubrifiants et fluides hydrauliques, intermédiaires chimiques …Le développement de ces bioproduits se développe dans un contexte favorable : économique (par exemple compétition avec les matières fossiles…), social (revenus dans les zones rurales), environnemental (limitation des rejets de CO2 et des déchets polluants), sociétal et politique.

L’étude de la méthodologie simplifiée pour la réalisation des Analyses de cycle de vie (ACV) des bioproduits a été réalisée pour le compte de l’ADEME par Bio Intelligence Service SA. La méthode de l’ACV est présentée de manière générale et les étapes vers une méthodologie simplifiée analysées. Des exemples d’impacts environnementaux sont donnés avec les indicateurs leur correspondant : consommation de ressources, changement climatique, pollution de l’air, pollution de l’eau, risques toxiques. (Ndlr : Nous ne présenterons pas ici le détail très fouillé et complexe de cette partie, nous nous limiterons à la phase agricole).
La réalisation d’une ACV pour un bioproduit implique l’étude de la phase agricole en amont du produit. Lors de cette phase des questions méthodologiques spécifiques  et complexes sont à résoudre. Tant qu’il n’existera pas d’inventaire dédié aux produits non alimentaires issus de l’agriculture, ces questions devront être abordées par l’auteur de l’ACV du bioproduit. L’idée est de proposer à l’horizon 2011-2012 à tout utilisateur des inventaires agricoles représentatifs de la France et intégrant l’ensemble de ces problématiques. Un tel travail méthodologique viendra peut être compléter ou amender les propositions de la présente étude qui sont reprisent du référentiel biocarburant de 2008. Le besoin de développer des inventaires spécifiques à certaines variétés végétales dédiées à ce type de production pouvant être abordé.
Il y a lieu de considérer le niveau de détail géographique pour le choix des inventaires agricoles (« exemple blé moyen France » ou « blé moyen région Centre »), car il peut entraîner des différences en terme d’impact, à cause des variations de rendement, des apports d’engrais et de quantité de protoxyde d’azote N2O émises au champ. Les recommandations varient selon l’objectif premier de l’ACV réalisée : ACV pour un affichage environnemental/ACV comparative, ACV dans un but d’éco-conception. Les sources de données doivent être fiables et les échelles parfaitement définies. Selon les indicateurs calculés durant l’ACV, il peut être nécessaire de collecter tout ou partie des données relatives aux étapes agricoles, avec des degrés d’incertitude plus ou moins importants. Le niveau de collecte national visé doit représenter 95% des impacts totaux de la phase agricole. Dans le cas des indicateurs « consommations d’énergie non renouvelable » et « émissions de gaz à effet de serre », cela revient à collecter les données suivantes : engrais azoté minéral, mécanisation (diésel) et amortissement de ce matériel (amortissement du matériel agricole écarté pour le moment car trop complexe à modéliser), produits phytosanitaires, séchage, engrais P2O5, amendements calcaires et émissions de N2O. Les engrais constituent une part importante des consommations d’énergie fossile et des impacts locaux de la phase agricole. Leur modélisation peut être réalisée selon plusieurs méthodes de calcul, ce qui peut avoir un impact non négligeable sur le bilan final. Il est recommandé d’utiliser la même méthode que celle appliquée dans le référentiel « Biocarburants » de l’ADEME. Le protoxyde d’azote N2O possède un pouvoir de réchauffement global supérieur au dioxyde de carbone CO2 (310 fois plus important d’après le GIEC). L’utilisation d’un modèle d’émission de protoxyde d’azote N2O internationalement reconnu et prenant en compte les émissions indirectes est recommandée, en attendant de pouvoir disposer de modèles plus robustes. En ce qui concerne le changement d’affectation des sols, il faut considérer que l’utilisation des terres pour la culture de produits agricoles nécessaires aux bioproduits vient en substitution d’autres usages (cultures alimentaires, exploitation forestière etc…). Ce changement peut avoir des impacts différents selon les régions et les cultures (par exemple forêt primaire remplacée par les plantations de palme). La encore l’étude recommande de suivre les prescriptions effectuées pour l’étude des biocarburants de 1ère génération.

Le bilan produit est un outil créé par l’ADEME, en partenariat ave l’université de Cergy-Pontoise et Ecovert centre. Cet outil est un support de calcul qui permet de modéliser le produit à étudier de manière simple, en prenant en compte les principales étapes de son cycle de vie : les matériaux qui le composent, les procédés de fabrication, les moyens de transport, les sources d’énergie. L’outil dans sa version actuelle met à disposition des utilisateurs des inventaires de cycle de vie d’une large gamme de produits, afin de réaliser une ACV dans un but d’éco-conception. 
Pour adapter le bilan produit aux bioproduits des points d’amélioration sont présentés : 1-rajout des inventaires manquants ; 2- intégration des métadonnées sur ces inventaires (transparence pour l’utilisateur avec des informations précises : nom exact du produit modélisé par l’inventaire, source de l’inventaire, explication succincte) ; 3-vérification des paramètres de fin de vie (déchets ménagers, déchets encombrants et pas de fin de vie) insuffisante ; 4-mise à jour des méthodes de caractérisation utilisées (UETOX ou autre méthode). 
Pour une refonte globale du bilan produit 3 axes de travail sont avancés : 1-faciliter le travail de l’utilisateur (le guider dans les choix méthodologiques), 2-sécuriser ce travail (enregistrement des choix méthodologiques de l’utilisateur, y compris les flux qu’il a choisi de négliger), 3-gagner en précision pour aller vers des bilans comparatifs ou étiquetage (en jouant sur le degré de liberté à accorder à l’utilisateur), en permettant la comparaison entre produits au sein de l’outil comme des valeurs relatives aux filières fossiles, en proposant à terme des valeurs moyennées et anonymes pour les résultats ACV par gamme de produit pour faciliter la comparaison entre bioproduits et avec leurs équivalents fossiles.
Lorsque le bilan produit aura été remanié, il pourrait être intéressant de rassembler les résultats obtenus par les utilisateurs du Bilan Produit, de valider leurs méthodes et leurs résultats, pour qu’ensuite ces produits puissent être également intégrée aux inventaires unitaires proposés par le Bilan Produits.

Source : ADEME  « Etude d’une méthodologie simplifiée pour la réalisation des ACV des bioproduits ».20/12/2009
http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&amp;m=3&amp;id=67314&amp;p=1=00&amp;p2=08&amp;ref=17597
lien avec Synthèse de l’étude AVC produit, décembre 2009, 32p
</description></item><item><title>EVALUATION DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX. TRAVAUX EN COURS AU SEIN DE L’INSTITUT FRANÇAIS DE LA VIGNE ET DU VIN</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=507</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=507</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate><description>L’outil DIA’TERRE, diagnostic énergie/effet de serre, vise à caractériser les impacts environnementaux d’une exploitation agricole (ici strictement viticole) sous les angles : « consommation d’énergie », « émissions de gaz à effet de serre GES », « stockage du carbone ». Il devrait voir le jour au second semestre 2010. L’IFV, sollicité par les Pouvoirs publics, participe à la construction de ce futur outil et à sa validation pour la filière viticole. A terme il pourrait servir à caractériser les émissions de GES de la partie « production viticole », préalable à la réalisation d’un bilan carbone d’un domaine viti-vinicole.
La méthode « Bilan carbone », diagnostic énergie/effet de serre, mise au point par l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et la Mission interministérielle de l’effet de serre (MIES), est présentée. C’est un outil d’amélioration continue, préalable à la mise en place d’actions visant à réduire les émissions de GES. Mais, comme chaque domaine viti-vinicole a ses particularités, la méthode Bilan carbone ne peut en aucune façon être considérée comme  un outil de notation ou de comparaison entre domaines. Les étapes de l’utilisation de la méthode par l’IFV sont schématiquement citées. L’IFV est, depuis 2004, titulaire de la licence d’utilisation de la méthode délivrée par l’ADEME. En 2009 l’IFV a été mandaté par l’ADEME pour coordonner les travaux du Groupe technique national « Filière viti-vinicole et Bilan carbone », dans le but d’adapter l’outil à la filière vigne et vin.
L’analyse de cycle de vie (ACV), diagnostic multicritères « Impacts environnementaux potentiels », permet d’estimer ces derniers pour un produit, depuis l’extraction des matières premières jusqu à son traitement de fin de vie (du « berceau au tombeau »). Les résultats sont exprimés selon une unité fonctionnelle définie (par exemple : tonne de raisin, hectolitre équivalent bouteille conditionnée). Bien d’autres indicateurs que l’énergie et l’effet de serre sont pris en compte (acidification, eutrophisation du milieu, écotoxicité, biodiversité…). L’IFV se dotera d’un outil ACV spécifique au début de cette année.
L’affichage environnemental des produits de grande consommation, proposé par le Grenelle de l’environnement, sera obligatoire le 1er janvier 2011. Le vin est classé dans la catégorie sectorielle «alimentation et aliments pour animaux domestiques ». La base méthodologique retenue est l’utilisation de l’ACV simplifiée à 4 ou 5 indicateurs maximum, dont la liste a été arrêtée fin 2009. L’IFV, qui s’est intégré dans le groupe de travail « alimentation », pour représenter la filière viti-vinicole, va conduire des projets afin de fournir aux Pouvoirs publics des bases de données spécifiques, indispensables à la mise en pratique de cet affichage obligatoire.
En ce qui concerne les démarches internationales, l’IFV participe au Groupe «  Bilan CO2 » de l’Office international de la vigne et du vin (OIV), mis en place par le Comité scientifique et technique de l’OIV, dans une approche transversale, pour formaliser un protocole d’harmonisation international sur l’effet de serre de la filière viticole. Un protocole pour le calcul de « l’empreinte carbone du produit » sera créé dans un premier temps, puis ensuite un sur « l’empreinte carbone de l’entreprise ». L’IFV participe aussi au groupe rédactionnel des documents qui seront soumis à l’OIV en 2010.

Sources : Mél Viticole, n°74, 09/02/2010. http://www.vignevin.com/fileadmin/users/:fv/actualites/Lettre7_janv2010/Impacts_environnementaux.pdf
</description></item><item><title>INSTALLATION DU NOUVEAU CONSEIL NATIONAL DE L’ALIMENTATION</title><link>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=506</link><guid>http://www.clubadalia.com/actualites.php?id=506</guid><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate><description>La lettre de cadrage de Bruno Lemaire au président du CNA, en date du 12 décembre 2009, indique les axes que couvrira le programme national de l’alimentation. Il attend du CNA des recommandations, propositions d’objectifs prioritaires, des indicateurs de suivi et de performances, ainsi que des actions concrètes à mettre en œuvre. Les 9 axes du programme sont les suivants : 
-Garantir la souveraineté et l’indépendance alimentaire (notamment la quantité, la sûreté, l’autonomie et la maîtrise des ressources) ;
-Eduquer, informer et permettre des choix alimentaires éclairés ;
-Garantir l’accès des plus fragiles à une alimentation de qualité ;
-Favoriser les initiatives public-privées contribuant à une bonne alimentation ;
-Sécuriser la qualité sanitaire des produits alimentaires ;
-Valoriser notre patrimoine alimentaire et culinaire ;
-Adopter les pratiques agricoles répondant aux attentes sociétales et de marché ;
-Promouvoir et soutenir l’innovation visant à mieux répondre aux attentes du consommateur et aux objectifs d’équilibre, de diversité et de santé ;
-Réduire l’impact environnemental de notre système alimentaire.
Le Conseil national de l’alimentation a constitué 4 groupes de travail :
1-Allergies alimentaires ;
2-« Politique nutritionnelle » ;
3-Qualité nutritionnelle des produits « premiers prix » ;
4-Risques de crise de croissance de la filière biologique.
Ce dernier groupe a été créé très récemment afin d’étudier les problèmes que pourrait soulever l’objectif officiel de croissance du Grenelle de l’environnement, qui est de passer des 2,2% actuels de la SAU en agriculture biologique à 12% d’ici 2012 et 20% d’ici 2020. Il s’agira d’identifier les risques et de les prévenir, afin d’assurer un développement  pour que les aliments produits en France remplacent ceux importés. Il suivra aussi le respect de l’engagement de l’Etat de faire acheter aux cantines dépendant de sa gestion 10% de produits bios en 2010 et 20% en 2012. Le CNA devra remettre un rapport d’étape en juin 2010 et un avis définitif début 2011.

Source : Conseil national de l’alimentation. 
http://www.cna-alimentation.fr/index.php?option=com_content&amp;task=blogcategory&amp;id=438&amp;Itemid=48
</description></item></channel></rss>