Agriculture durable

Agriculture durable

L’agriculture durable est une agriculture capable d’évoluer indéfiniment vers une plus grande utilité pour l’homme, vers une meilleure efficacité de l’emploi des ressources et vers un équilibre avec le milieu qui soit à la fois bénéfique pour l’homme et pour la plupart des autres espèces.

 

(Harwood, 1990).

 

Agriculture raisonnée

L'agriculture raisonnée est une agriculture compétitive qui concilie les objectifs économiques des producteurs, les attentes des consommateurs et le respect de l'environnement.
L’agriculture raisonnée est un système de production agricole dont l’objectif premier est d’optimiser le résultat économique en maîtrisant les quantités d’intrants, et notamment les substances chimiques utilisées (pesticides, engrais) dans le but de limiter leur impact sur l’environnement.

 

Elle a pour objectif d'adapter les apports en éléments fertilisants aux besoins réels des cultures en tenant compte des éléments présents dans le sol et du rendement potentiel de la plante. 8 organismes certificateurs sont habilités à délivrer les qualifications agriculture raisonnée : Aclave, Afaq-Ascert International, Certilim, Certipaq, Moody Certification France, Ocacia, Qualité France SA, Ulase.

 

Cette démarche est officielle et reconnue par la loi française avec la parution de décrets et arrêtés publiés au journal officiel, depuis le 25 avril 2002.

 

Intensification écologique

L’objectif de l’intensification écologique est de fonder des systèmes de production innovants, productifs et durables sur les nouvelles bases scientifiques de l’agroécologie, en gérant les agroécosystèmes et en valorisant leurs services écologiques, d’une manière interactive avec les contraintes socio-économiques évolutives des exploitations agricoles.

 

 

Le réseau Farre pour Forum de l’agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement, en fait la promotion en France. Il compte 1000 membres et 400 fermes de démonstration.

Quelques références réglementaires :

  • Arrêtés du 21 juillet 2004 portant agrément d'organismes certificateurs (JO du 1er août 2004).
  • Arrêtés du 10 mai 2004 portant agrément d'organismes certificateurs (JO du 13 mai 2004).
  • Arrêté du 10 mai 2004 portant nomination à la Cnar (JO du 13 mai 2004).
  • Décret N° 2004-293 du 26 mars 2004 sur les conditions d’utilisation du qualificatif agriculture raisonnée (JO du 28 mars 2004).
  • Arrêtés du 18 mars 2004 sur l'habilitation des premiers organismes certificateurs pour les audits de qualification agriculture raisonnée par le Cofrac : Aclave, Ocacia, Ulase (JO du 28 mars 2004).
  • Décret N° 2002-631 du 25 avril 2002 relatif à la qualification des exploitations agricoles au titre de l'agriculture raisonnée (JO du 28 avril 2002).
 

Agriculture biologique

Mode d'agriculture qui se caractérise principalement par son refus d'utiliser des produits «chimiques» et qui cherche à renouer avec des pratiques traditionnelles (exemple : jachère).
Le terme est apparu vers 1950, par opposition au système de production agricole qui s'est mis en place à partir du XIXe siècle, qualifié de chimique en raison de son usage de produits de synthèse.

 

Les agriculteurs dits "bio" sont regroupés en fédérations avec des cahiers des charges à respecter pour l'obtention de labels (label biologique, AB) qui comprennent en général :

  • Utilisation de produits (engrais) aux origines naturelles,
  • Interdiction, sauf exception, d'intrants d'origine chimique,
  • Rotation modérée des cultures, élevages peu intensifs, etc. de façon à préserver les sols (reconstitution naturelle).


En agriculture biologique la fertilisation fait appel à des substances d'origine organique, animale ou végétale et à quelques minéraux répertoriés sur une liste. Elle prend aussi en compte l'environnement et des pratiques agricoles adaptées.


La Fnab (Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques) est le réseau qui rassemble la grande majorité des agriculteurs bios français, qui sont un peu moins de 12 000. Elle compte 78 organisations départementales et 24 régionales.

 

Protection intégrée

Conception de la protection des cultures contre les organismes nuisibles dont l'application utilise un ensemble de méthodes satisfaisant à la fois les exigences économiques, écologiques et toxicologiques en réservant la priorité à la mise en ouvre délibérée desé léments naturels de limitation et en respectant les seuils de tolérance.

 

(FAO, modifiée par l'OILB-SROP, 1977).
(En anglais IPM = Integrated Pest Management, traduit et utilisé dans le terme Lutte intégrée).

 

Lutte raisonnée

Dans la lutte raisonnée les interventions avec des produits phytosanitaires, choisis selon des critères de moindre incidenceé cologique, sont décidées après estimation du risque réel apprécié à l'échelle de la parcelle par la mise en ouvre de méthodes appropriées d'observation et de surveillance des niveaux de population des ennemis des cultures, ainsi que de la présence et de l'activité des organismes auxiliaires et par référence à des seuils de tolérance.

 

(d'après Milaire, 1987).

 
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