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Une feuille de route « Biocontrôle » pour le plan Ecophyto 2018.

 
Lundi, 02 Mai 2011

Bruno Lemaire, ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire (MAAPRAT), sur la base des recommandations du député Antoine Hertz, qu’il avait chargé d’établir un rapport sur le biocontrôle en protection des cultures, a présenté le 19 avril 2011 la feuille de route « Biocontrôle » du ministère. Le « biocontrôle » étant l’ensemble des méthodes de protection des végétaux par l’utilisation des mécanismes naturels. Cette feuille de route, dont l’objectif est de promouvoir ces méthodes dans la stratégie générale pour une agriculture moins dépendante des produits chimiques, sera soumise au Comité national d’orientation et de suivi du plan Ecophyto 2018. Elle comporte 12 mesures qui seront mise en œuvre dans les deux prochaines années.

 

La feuille de route « Biocontrôle définit 4 priorités avec 12 actions :

  • Encourager les agriculteurs à utiliser les pratiques de biocontrôle pour la protection de leurs cultures ;
  • Promouvoir l’innovation pour le développement de nouvelles techniques sures et efficaces ;
  • Favoriser la mise sur le marché des produits de biocontrôle ;
  • Mieux informer les professionnels et suivre le développement de ces usages.

 

> Priorité 1 : Encourager les agriculteurs à utiliser les pratiques de biocontrôle pour la protection de leurs cultures.

1-Faire s’engager les professionnels à promouvoir les stratégies de biocontrôle, lorsqu’elles existent, au travers d’un accord cadre qui sera signé avant la fin de l’année. Il associera les ministères de l’agriculture et de l’écologie et toutes les parties prenantes du plan Ecophyto 2018.

2-Mettre l’accent sur le biocontrôle lors des formations « Certiphyto ». (la promotion des techniques alternatives dans le cadre de ces formations est une exigence de la directive pour l’utilisation durable des pesticides).

3-Valoriser les résultats de fermes du réseau Ecophyto et du réseau de lycées agricoles intégrant la thématique du bio-contrôle, pour faciliter la démonstration et la diffusion des connaissances auprès des exploitants agricoles. (le critère « utilisation du biocontrôle » sera dans l’avenir ajouté au dossier de candidature au réseau DEPHY).

4-Enrichir les « Bulletins de santé du végétal » d’informations techniques adaptées à l’utilisation optimale du biocontrôle.

5-Mieux utiliser les mesures agro-environnementales territorialisées « réduction de produits phytosanitaires » en favorisant les démarches collectives et l’utilisation de produits de biocontrôle.

 

> Priorité 2 : Promouvoir l’innovation pour le développement de nouvelles techniques sures et efficaces.

6-Publier d’ici fin 2011 le décret relatif aux macro-organismes non indigènes utiles aux végétaux, notamment dans le cadre de la lutte biologique. (sécurisation et fiabilisation de l’entrée sur le territoire des macro-organismes, notamment à des fins de recherche en milieu confiné).

7-Inscrire dans les priorités des appels à projet de recherche Ecophyto 2018 les questions soulevées par le transfert de l’innovation à méthodes appliquées.

 

> Priorité 3 : Favoriser la mise sur le marché des produits de biocontrôle.

8-Faciliter la préparation des dossiers d’évaluation et de demande d’autorisation. (soutien financier 600 jours ingénieurs, près de 200 000 euros, au développement des produits biologiques).

9-Accélérer la mise sur le marché des nouvelles techniques. (publication première liste des substances autorisées pour les préparations naturelles peu préoccupantes et arrêté « purin d’ortie »).

10-Proposer d’ici fin 2012 au niveau européen, des méthodes d’évaluation adaptées aux produits de biocontrôle (projet de lignes directrices, portant notamment sur la question de l’évaluation de l’efficacité de ces produits en tenant compte de l’ensemble de l’itinéraire technique de la culture).

 

> Priorité 4 : Mieux informer les professionnels et suivre le développement de ces usages.

11-Assurer la promotion des techniques de biocontrôle au travers de plateformes d’échanges de bonnes pratiques Ecophyto 2018. (au travers d’outils internet).

12-Distinguer les différents usages de protection des cultures selon le modèle pédagogique du feu bicolore et valoriser ceux liés à des techniques de biocontrôle. (Des 2011, des feux verts (biocontrôle) et orange (les autres produits) seront utilisés dans le calcul et la communication sur l’indicateur NODU dans le suivi du plan Ecophyto 2018. En 2012, ces usages seront pris en compte de manière différenciée dans le calcul des IFT (Indicateur de fréquence de traitement) de chaque exploitation.

 

 

Sources : Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire (MAAPRAT, Bruno Lemaire a reçu le rapport du député Antoine Hertz sur le biocontrôle.) Communiqué 20/04/2011.

http://agriculture.gouv.fr/bruno-le-maire-a-recu-le-rapport

MAAPRAT, Feuille de route Biocontrôle http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/110420_Feuille_route_biocontrole.pdf

Bruno Lemaire, ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire (MAAPRAT), sur la base des recommandations du député Antoine Hertz, qu’il avait chargé d’établir un rapport sur le biocontrôle en protection des cultures, a présenté le 19 avril 2011 la feuille de route « Biocontrôle » du ministère. Le « biocontrôle » étant l’ensemble des méthodes de protection des végétaux par l’utilisation des mécanismes naturels. Cette feuille de route, dont l’objectif est de promouvoir ces méthodes dans la stratégie générale pour une agriculture moins dépendante des produits chimiques, sera soumise au Comité national d’orientation et de suivi du plan Ecophyto 2018. Elle comporte 12 mesures qui seront mise en œuvre dans les deux prochaines années.

La feuille de route « Biocontrôle définit 4 priorités avec 12 actions :

-Encourager les agriculteurs à utiliser les pratiques de biocontrôle pour la protection de leurs cultures ;

-Promouvoir l’innovation pour le développement de nouvelles techniques sures et efficaces ;

-Favoriser la mise sur le marché des produits de biocontrôle ;

-Mieux informer les professionnels et suivre le développement de ces usages.

>Priorité 1 : Encourager les agriculteurs à utiliser les pratiques de biocontrôle pour la protection de leurs cultures.

1-Faire s’engager les professionnels à promouvoir les stratégies de biocontrôle, lorsqu’elles existent, au travers d’un accord cadre qui sera signé avant la fin de l’année. Il associera les ministères de l’agriculture et de l’écologie et toutes les parties prenantes du plan Ecophyto 2018.

2-Mettre l’accent sur le biocontrôle lors des formations « Certiphyto ». (la promotion des techniques alternatives dans le cadre de ces formations est une exigence de la directive pour l’utilisation durable des pesticides).

3-Valoriser les résultats de fermes du réseau Ecophyto et du réseau de lycées agricoles intégrant la thématique du bio-contrôle, pour faciliter la démonstration et la diffusion des connaissances auprès des exploitants agricoles. (le critère « utilisation du biocontrôle » sera dans l’avenir ajouté au dossier de candidature au réseau DEPHY).

4-Enrichir les « Bulletins de santé du végétal » d’informations techniques adaptées à l’utilisation optimale du biocontrôle.

5-Mieux utiliser les mesures agro-environnementales territorialisées « réduction de produits phytosanitaires » en favorisant les démarches collectives et l’utilisation de produits de biocontrôle.

>Priorité 2 : Promouvoir l’innovation pour le développement de nouvelles techniques sures et efficaces.

6-Publier d’ici fin 2011 le décret relatif aux macro-organismes non indigènes utiles aux végétaux, notamment dans le cadre de la lutte biologique. (sécurisation et fiabilisation de l’entrée sur le territoire des macro-organismes, notamment à des fins de recherche en milieu confiné).

7-Inscrire dans les priorités des appels à projet de recherche Ecophyto 2018 les questions soulevées par le transfert de l’innovation à méthodes appliquées.

>Priorité 3 : Favoriser la mise sur le marché des produits de biocontrôle.

8-Faciliter la préparation des dossiers d’évaluation et de demande d’autorisation. (soutien financier 600 jours ingénieurs, près de 200 000 euros, au développement des produits biologiques).

9-Accélérer la mise sur le marché des nouvelles techniques. (publication première liste des substances autorisées pour les préparations naturelles peu préoccupantes et arrêté « purin d’ortie »).

10-Proposer d’ici fin 2012 au niveau européen, des méthodes d’évaluation adaptées aux produits de biocontrôle (projet de lignes directrices, portant notamment sur la question de l’évaluation de l’efficacité de ces produits en tenant compte de l’ensemble de l’itinéraire technique de la culture).

>Priorité 4 : Mieux informer les professionnels et suivre le développement de ces usages.

11-Assurer la promotion des techniques de biocontrôle au travers de plateformes d’échanges de bonnes pratiques Ecophyto 2018. (au travers d’outils internet).

12-Distinguer les différents usages de protection des cultures selon le modèle pédagogique du feu bicolore et valoriser ceux liés à des techniques de biocontrôle. (Des 2011, des feux verts (biocontrôle) et orange (les autres produits) seront utilisés dans le calcul et la communication sur l’indicateur NODU dans le suivi du plan Ecophyto 2018. En 2012, ces usages seront pris en compte de manière différenciée dans le calcul des IFT (Indicateur de fréquence de traitement) de chaque exploitation.

Sources : Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire (MAAPRAT, Bruno Lemaire a reçu le rapport du député Antoine Hertz sur le biocontrôle.) Communiqué 20/04/2011.

http://agriculture.gouv.fr/bruno-le-maire-a-recu-le-rapport

MAAPRAT, Feuille de route Biocontrôle http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/110420_Feuille_route_biocontrole.pdf

 
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