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DES BARRIÈRES PHYSIQUES POUR LA LUTTE CONTRE LES INSECTES EN CULTURES LÉGUMIÈRES

Les adultes de plusieurs espèces de diptères ravageurs importants des cultures légumières (mouche du chou, mouche de l’oignon, mouche des semis, mouche de la carotte) volent typiquement à très faible hauteur dans leurs habitats. Des expérimentations ont montré que la mise en place de barrières grillagées autour du périmètre des champs de leurs plantes hôtes pouvait réduire considérablement la pénétration de ces mouches dans les cultures ainsi que les dégâts.

Des essais préliminaires ont permis d’évaluer les propriétés physiques de différentes barrières mises en place autour d’un champ de rutabaga. Ces barrières de 0,90 m de hauteur surplombées d’un écran grillagé de 25 cm de long incliné vers le bas, ont empêché plus de 80% des mouches du chou Delia radicum d’entrer dans le champ de rutabaga clôturé ainsi et les dégâts ont été réduits par rapport à ceux d’un champ non clôturé. La longueur de l’écran en surplomb s’est avérée être très importante pour l’efficacité de l’exclusion et l’efficacité de la lutte s’est accrue avec la longueur de l’écran : 0,0, 12,5, 25,0 et 50,0 cm ont été testés.

Des barrières de 1,2 mètre de haut avec des écrans de 25 cm de long face à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la barrière se sont avérées comme très efficaces pour réduire la colonisation des champs de carottes par la mouche Psila rosae. Le nombre d’adultes de 2ème génération éclosant à l’intérieur du champ clos et les dégâts étaient considérablement et significativement plus bas que dans les parcelles non closes. Les mêmes barrières expérimentées dans un champ commercial d’oignon ont réduit le nombre de femelles adultes de mouche Delia antiqua entrantes de plus de 78%.

Une barrière portable en plastique extrudé a aussi été développée pour intercepter et tuer les doryphores Leptinotarsa decemlineata entrant dans les champs de pommes de terre et de tomates. L’efficacité de ces écrans était équivalente à celle des traitements insecticides, avec une quantité de coléoptères et un niveau de dégâts significativement plus bas que dans les parcelles non closes.

Source : Vernon R.S. et al Bulletin OILB/srop Vol 51,2009, pp 31-37

 - 02/02/2010
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