 Les chercheurs de la Faculté des sciences de l’Université de Leeds ont étudié le comportement de ces plantes lors de la combustion, après torréfaction par un procédé pyrolytique doux qui en condition inerte sous hydrogène cause une décomposition endothermique partielle des parois cellulaires et altère la structure chimique des polymères de la biomasse. On obtient ainsi un produit solide, aisé à stocker, transporter et broyer. Les techniques de traitement thermochimique améliorent les propriétés de la biomasse (combustion, co-combustion avec du charbon ou gazéification). Les progrès de la torréfaction, qui ont été suivis par des analyses chimiques, ont montré que les caractéristiques des biocombustibles ressemblent à celles des charbons de rang bas. Le produit est plus stable durant la combustion qui se produit avec des chaleurs de réaction plus importantes, c’est ce qu’ont montré l’analyse thermique différentielle et un suivi du processus pour le saule par vidéo. Les résultats indiquent que les plantes traitées nécessitent moins de chaleur pour atteindre la température d’inflammabilité et qu’elles présentent des rendements énergétiques accrus lors de leur combustion. Le saule, qui a conservé le maximum de sa masse après torréfaction, a le meilleur rendement énergétique 86%, contre 77% pour la paille et 78% pour l’alpiste roseaux. Pour le moment la torréfaction n’est pas utilisée au Royaume Uni, que ce soit dans le secteur agricole ou dans le secteur de l’énergie, la méthode présente pourtant beaucoup d’avantages.
Sources :BE Royaume Uni numéro 87 (17/06/2008, Ambassade de France au Royaume Uni
ADT- http://www.bulletins-electroniques.com/atualités/55062.htm
http://www.leeds.ac.uk/media/press_releaes/current/biomass.htm
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