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GESTION DU RISQUE FUSARIOSE SUR MAÏS

Un itinéraire technique adapté (date et densité de semis, fertilisation azotée équilibrée, lutte contre la pyrale) permet de maîtriser efficacement le risque d’attaque des champignons Fusarium sur maïs et la présence des principales mycotoxines, qui par ailleurs est fortement influencée par les conditions climatiques.

Des interactions ont été mises en évidence entre les blessures causées par les insectes et la pénétration par les Fusarium « moniliforme » (responsables de la production de fumonisine) dans l‘épis de maïs. La lutte contre les insectes foreurs du maïs, particulièrement la pyrale Ostrinia nubilalis en supprimant les voies de pénétration de Fusarium est un des facteurs-clés de la maîtrise du risque de fusariotoxines. D’après ARVALIS-Institut du végétal la lutte n’a pas besoin d’être généralisée, elle doit être centrée sur les semis tardifs et les variétés tardives dans un secteur à risque élevé. Les autres critères de risque retenus sont la date de récolte, la sensibilité variétale et la gestion des résidus de récolte. Ces derniers doivent être broyés finement et enfouis rapidement après la récolte, ce qui réduit jusqu’à 95% la population d’insectes foreurs. Pour toutes les mycotoxines la date de récolte a un effet déterminant, ce qui se constate si la récolte est retardée ou tardive et ARVALIS conseille donc de ne pas récolter après le 1er novembre. Par ailleurs cet Institut a caractérisé la sensibilité de 287 variétés de maïs à la fusariose et préconise de choisir une variété adaptée à la région, associée à un objectif de récolte précoce.
Une grille de risque a été proposée en Italie par le Pr. Amadeo Reyneri à la suite d’expérimentations ayant mis en évidence sur le maïs grain alimentaire le rôle de l’itinéraire technique dans la maîtrise du risque de fusariotoxines. Les itinéraires techniques sont classés en 4 niveaux de risque : risqué, moyen, correct et attentif, selon les choix définis pour la date de semis, la densité de semis, le niveau de fertilisation azotée et la lutte contre la pyrale. Les meilleurs résultats dans la gestion du risque sont obtenus pour un semis en mars, à densité normale avec une fertilisation azotée équilibrée et une lutte contre la pyrale. A contrario l’itinéraire le plus risqué cumule les semis tardifs avec des densités fortes, une fertilisation azotée élevée et l’absence de lutte contre la pyrale.

Source :Petit N., LMA, n°378 (16/04/2008).
http://www.terre-net.fr/outils/fiches/FicheDetail.asp?id=47204


 - 13/05/2008
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