L’élevage des ruminants est cité par les médias pour ses émissions de méthane, un gaz à effet de serre (GES), et sa consommation des ressources. Mais sa pratique en France sur 11 millions d’hectares de prairies a des impacts positifs sur l’environnement. On a ainsi une compensation des émissions de GES, par stockage du carbone, un rôle positif des prairies sur la qualité de l’eau, la prévention de l’érosion, la biodiversité et les paysages.
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 Sans l’élevage des bovins et des ovins nous n’aurions pas en France une telle couverture de prairies. L’herbe utilise le carbone de l’air (CO2) pour produire, grâce à la photosynthèse, la matière organique nécessaire à sa croissance et les prairies stockent ainsi autant de carbone que les forêts. Selon l’Institut de l’élevage cela compense entièrement les émissions de GES des élevages. Les prairies permanentes, jamais labourées et quasi naturelles, jouent un rôle de filtre pour les eaux et préservent leurs qualités jusqu’à la nappe phréatique. Les risques d’entraînement des particules du sol et des molécules polluantes vers les cours d’eau sont ainsi réduits. Les prairies sont composées de nombreuses espèces végétales qui procurent des habitats et servent de nourriture à de nombreux organismes (mammifères, oiseaux, insectes…), de plus elles sont favorables au développement des vers de terre et des microorganismes du sol, tout cela contribue à la conservation d’une importante biodiversité. Enfin elles jouent un rôle dominant dans la structuration du terroir pour les élevages, créant des paysages extrêmement variés dans lesquels elles s’intègrent avec leurs aménagements (haies, points d’eau, arbustes, bosquets, clôtures et mûrs…).
Source : http://www.campagnesetenvironnement.fr/article.php?id=1866&nid=1
(CIV=Centre d’information des viandes, 28/02/2008)
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