 Dans les grandes zones de cultures céréalières la succession des cultures d’hiver (colza-blé-orge d’hiver) offre des conditions idéales pour la germination des graminées automnales, le vulpin dans tous les milieux, le ray-grass sur une aire de plus en plus vaste et le brome dans les systèmes où le travail du sol est simplifié. Les hivers humides et doux favorisent ces graminées adventices et perturbent l’activité des herbicides. Les cas de résistances aux anti-graminées foliaires dans les parcelles sales se multiplient, les espèces les plus concernées sont le vulpin et le ray-grass, quelques cas de folle avoine résistante ont été observés. Pour estimer le risque de résistance aux anti-graminées dans ses parcelles il est recommandé à l’agriculteur d’utiliser la grille d’évaluation de l’AFPP (Association française de protection des plantes). Elle distingue 9 pratiques agronomiques et traitements (par exemple : Nombre de cultures différentes dans la rotation ; Travail du sol dans la rotation…) qui, en fonction des réponses, aboutissent pour chacune à une note selon 3 niveaux de risque (faible = 1 point, moyen = 3 points, élevé = 5 points), le cumul des scores donne un total interprété selon le barème suivant : <18 : risque faible ; 18 à 32 : risque moyen ; >32 : risque élevé). On peut ainsi mettre en évidence les pratiques qui sont à risque et les corriger. La mise en place de mesures préventives (agronomiques et alternance des familles d’herbicides) peut s’imposer pour éviter d’avoir à remettre en cause l’utilisation de certaines familles d’herbicides ou des éléments fondamentaux du système de cultures tels que la rotation ou le travail du sol. Si une forte infestation n’est pas maîtrisée après un traitement il est recommandé de contacter son technicien en vue de réaliser un test de résistance.
Source : http://www.cetiom.fr/index.php?id=9400 (sur la page d’accueil du site on peut télécharger un dossier sur les groupes et modes d’action des antigraminées sur céréales et colza)
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