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UN OBJECTIF : FOURNIR 15 MILLIONS D’HECTOLITRES DE BIOÉTHANOL FRANÇAIS EN 2015

Le modèle européen et français de développement du bioéthanol présente des spécificités notamment : une volonté politique, une mobilisation du potentiel agricole et industriel, une intégration économique et écologique raisonnable pour un développement progressif. Un milliard d’euros en 3 ans vont être investis en France pour construire 6 unités de production de bioéthanol.

La production d’alcool agricole en France, par une vingtaine de sites industriels (distilleries, sucreries), à partir de céréale et de betterave, a représenté 8,1 millions d’hectolitres sur la campagne 2006-2007, dont plus de 60% de bioéthanol (soit plus de 4,8 millions d’hectolitres). Cette production est en progression de 21% par rapport à la dernière campagne*. Les objectifs nationaux d’incorporation de bioéthanol dans l’essence sont : 5,5% en 2008, 7% en 2010 et 10% en 2015, ce dernier chiffre est comparable à celui fixé par la Commission de Bruxelles et pour y parvenir la capacité de production de l’outil industriel français doit être portée à 15 millions d’hectolitres. L’industrie se mobilise dans ce but et 5 groupes agro-industriels coopératifs et privés (AB Bioenergy, Cristal, Union, Roquette, Soufflet) vont investir 1 milliard d’euros pour construire 6 unités de production de bioéthanol. En même temps l’industrie automobile met sur le marché des véhicules « Flex-Fuel » capables de rouler indifféremment au bioéthanol et à l’essence, et l’équipement du territoire pour la distribution de Superéthanol (E 85) s’accélère, 1 500 pompes étant attendues en 2008. Au point de vue agricole, selon une étude de l’ONIGC (Office national interprofessionnel des grandes cultures) l’incorporation de 7% de bioéthanol dans l’essence en 2010 ne nécessitera que 2,5% de la surface céréalière française et 12% de celle de la betterave, soit moins de 300 000 hectares sur les 9 millions occupés par ces cultures. La Commission européenne a proposé récemment des critères de durabilité de la production de bioéthanol qui visent à garantir que les agrocarburants utilisés en Europe répondent à des exigences environnementales, sociales et économiques. On peut rappeler à cet égard que les subventions agricoles sont liées au respect de bonnes pratiques environnementales. La Commission européenne a estimé, d’après une étude, que l’incorporation à l’horizon 2020 de 10% d’agrocarburants dans les carburants ne mobilisera que 15% de la surface agricole européenne. Cela grâce aux progrès agronomiques continus et au développement des nouvelles technologies industrielles pour produire, à l’horizon 2015 des biocarburants de 2 ème génération, à partir de plantes entières et de déchets. Le modèle européen et français de développement du bioéthanol repose notamment sur : un bilan environnemental et énergétique favorable comparé à la filière essence, un potentiel agricole et industriel mobilisé, un développement raisonnable et progressif qui limite les effets pervers potentiels constatés dans d’autres régions du monde (capacité des terres, déforestation, diminution des ressources alimentaires), une contribution à l’économie, une volonté politique européenne et française, des constructeurs automobiles et des distributeurs de carburant engagés, un avantage de prix pour le consommateur de Superéthanol.

Sources : Le Bioéthanol, dossier de presse, février 2008, voir http://www.bioethanolcarburant.com (service de presse e-mail : bioethanol@gci-grey.com)
*Commmunication personnelle de ces chiffres (Laure Bilhere, Service de presse « bioéthanol ».)
et http://www.campagnesetenvironnemet.fr/article.php?id=1861&nid=1


 - 11/04/2008
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