 L’accroissement marqué des arrivées en Europe d’espèces exotiques d’invertébrés, surtout des insectes (mais aussi des acariens, vers et autres mollusques terrestres) a été constaté avec le développement de la mondialisation. De 1950 à 1975 on comptait 10 espèces par an introduites et de 2000 à 2007 19 espèces. Ces espèces viennent principalement d’Asie, loin devant l’Amérique du nord. Mais seulement 10% ont été délibérément introduites pour la lutte biologique ou à des fins récréatives, la majorité arrivant comme contaminants de marchandises. Le commerce de plantes ornementales sous toutes ses formes semble la voie principale d’invasion de la majorité des espèces exotiques, lesquelles se sont établies dans les milieux liés aux activités humaines (champ, parc, jardin, habitation) plus que dans le milieu naturel ou semi-naturel. Le réchauffement climatique favorise l’implantation d’espèces exotiques d’origine sub-tropicale ou tropicale, surtout dans le sud. L’exploitation de la base de données concernant les invertébrés exotiques, que l’INRA propose de continuer à gérer et à actualiser de manière permanente, devrait faciliter la gestion des invasions par une meilleure prédiction des caractères susceptibles de favoriser l’établissement d’espèces exotiques, la définition de groupes d’espèces et de marchandises à risque, ainsi que par l’analyse de la susceptibilité des écosystèmes. Un échange de données est prévu avec les base similaires chinoises (Académie des sciences) et nord-américaines (USDA Forest Service). La base de données complète est accessible sur le site http://europa-aliens.org
Source: http://www.inra.fr/layout/set/print/presse/premier_inventaire_des_especes_invasives_...
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