 Contrairement aux cultures intensives comme le maïs, le blé, le coton ou le riz les cultures spécialisées sont généralement produites en quantités relativement limitées, ce qui explique pourquoi les études sur les utilisations correctes des pesticides sur ces cultures ont toujours été moins nombreuses et rigoureuses que pour les principales cultures commerciales. Cela pose des problèmes aux producteurs qui ont notamment du mal à exporter sur les marchés extérieurs réglementés par de rigoureuses règles de sécurité. Les barrières commerciales sont ainsi réelles tout comme les lacunes au niveau international en termes d’utilisation homologuée des pesticides sur ces cultures spécialisées. Pourtant la consommation des produits issus de ces cultures est croissante et leur commerce plutôt florissant (30 milliards de dollars par an d’exportation au niveau mondial pour les produits agricoles non traditionnels selon la FAO). Plusieurs obstacles limitent l’accès des agriculteurs aux méthodes de maîtrise des pesticides et rendent difficile la protection phytosanitaire de ces cultures. On peut citer : les éléments dissuasifs du développement et de l’enregistrement des pesticides, les contraintes financières, les techniques disparates en matière de génération des données et les divergences des normes réglementaires des différents pays. Le programme américain IR-4 est désireux de partager son expérience avec la communauté agricole mondiale et de travailler en collaboration pour la recherche de solutions à l’échelle internationale aux problèmes des usages mineurs. Un sommet mondial sur les usages mineurs, s’est tenu à Rome au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) du 3 au 7 décembre 2007, en collaboration avec le Ministère américain de l’agriculture (USDA) et l’Agence américaine de protection de l’environnement (US EPA). Il visait à : 1- élaborer un document d’orientation sur la manière de mener des essais acceptables par les principales autorités réglementaires internationales, 2-Examiner le rôle des gouvernements, des organisations internationales, de l’industrie des pesticides et des associations pour les matières premières, 3-Initier des réseaux d’information et des programmes de formation sur le long terme. C’est ainsi que des sessions de formation ont été définies : programme IR-4 sur les usages mineurs, protocoles cohérents de recherches sur les résidus, procédures d’essais selon les Bonnes pratiques agricoles (BPA) ou les Bonnes pratiques de laboratoire (BPL), génération de requêtes de tolérance, révision des requêtes de tolérance et procédures d’évaluation des risques, procédures des Limites maximales de résidus (LMR) par le Codex, l’Union européenne, le Japon et les Etats-Unis, y compris les calculatrices de LMR.
Source: http://www.fao.org/newroom/fr/news/2007/100078/index.html
|